Retiré de l'athlétisme depuis mars dernier, l'ancien entraîneur, notamment du relais 4x400m masculin belge, Jacques Borlée demeure un observateur attentif de la situation que connaît le sport olympique N.1 en Belgique. Il s'est exprimé après la crise qui a éclaté aux récents Mondiaux de Tokyo, fin septembre, entre Nafi Thiam et Belgian Athletics, la fédération belge.
Il avait critiqué vertement l'attitude des dirigeants envers la triple championne olympique. À la suite de ses propos, il avait été poursuivi le 8 octobre en justice pour diffamation par Rutger Smith, coordinateur du haut niveau d'Atletiek Vlaanderen (ex-VAL), la fédération flamande, et par cette dernière. Ils lui reprochaient de diffuser des propos offensants, mensongers et racistes.
Dimanche, Jacques Borlée a révélé avoir remporté son procès. Le tribunal de première instance du Brabant Wallon a jugé le 21 octobre dernier les demandes de Rutger Smith et Atletiek Vlaanderen "non fondées". Il a rappelé "que le droit de critiquer et d'exprimer une opinion - même de manière quelque peu virulente - demeure essentiel dans une démocratie".
Rutger Smith et Atletiek Vlaanderen doivent verser chacun une indemnité de procédure de 1.020,35 euros à Jacques Borlée.
Celui-ci, fort de son succès en justice, soutient plus que jamais les demandes de Nafi Thiam à savoir "l'écartement immédiat des personnes responsables de la destruction de son environnement sportif: Rutger Smith, Mieke Seminck et Ludwig Peetroons".
L'ex-coach estime que la politique sportive de l'athlétisme belge, marquée depuis 2021 par l'arrivée de quatre coachs néerlandais, est destructrice. Il rappelle le conflit qui oppose depuis novembre 2024 Atletiek Vlaanderen à de nombreux coachs flamands.
Jacques Borlée souligne le "conflit permanent et parfois ouvert" entre le coordinateur des relais, le Néerlandais Bram Peters, "avec tous les coachs des relais" affirmant: "certains athlètes ne veulent même plus courir avec les Tornados ... et pas des moindres".