Neisser Loyola était l'année dernière le seul escrimeur belge présent aux Jeux Olympiques de Paris. Après un beau parcours, avec notamment une victoire contre le numéro 1 mondial, l'épéiste arlonais s'est incliné en quarts de finale, à deux doigts du podium. Dans trois ans, Loyola espère faire mieux à Los Angeles.
"Je dois d'abord me qualifier, ce qui ne sera pas facile car je dois figurer parmi les deux meilleurs Européens au classement individuel. Mais une fois que j'aurai réussi, je n'aurai qu'une seule chose en tête : remporter une médaille. Je veux l'offrir à la Belgique", explique Loyola, 27 ans, lors du stage olympique à Belek.
Même s'il a échoué de peu aux Jeux l'année dernière, il garde un bon souvenir de sa première participation olympique. "Paris a été une expérience merveilleuse. J'ai donné le meilleur de moi-même, j'ai battu le numéro 1 et j'ai perdu de justesse en quarts de finale au golden score. J'ai quitté le tournoi sans aucun regret".
Loyola garde un sentiment mitigé sur sa saison passée. Il a remporté son tout premier tournoi au plus haut niveau au Grand Prix de Doha. Il a ensuite été victime de blessures et s'est brouillé avec son entraîneur. Les championnats d'Europe en juin furent donc à oublier. Mais lors des championnats du monde en Géorgie un mois plus tard, de nouveau sous l'aile de son père/entraîneur, il a de nouveau montré son potentiel en terminant dixième.
"Cette première victoire en Grand Prix m'a fait énormément de bien. Mais ensuite, j'ai souffert d'une blessure au dos qui m'a gêné pendant plusieurs mois, et en plus, le courant ne passait plus avec mon entraîneur français", explique-t-il. "Ce fut une année avec des hauts et des bas. Mais je suis sûr que je serai de nouveau au top en 2026".