La ministre flamande des Sports Annick De Ridder attend la première audition des responsables du secteur de l'athlétisme, au sujet de la polémique autour du code de conduite qui a embué les Mondiaux de Tokyo. Comme elle l'a expliqué en marge du stage du COIB à Belek mardi, De Ridder espère que la procédure ne va "pas attiser les tensions" alors que "les gens travaillent d'arrache-pied en coulisses" à élaborer une solution.
"Le parlement doit faire ce qu'il pense avoir à faire" a reconnu l'intéressée, "mais laissons les gens faire leur travail et espérons que les choses se tassent." La ministre souhaite un apaisement, après les vives tensions causées par l'affaire Nafi Thiam, entre autres. La triple championne olympique avait refusé de signer le code de conduite de la fédération belge (Belgian Athletics) et avait ensuite dénoncé, pendant les championnats du monde et après, les traitements dont elle avait fait l'objet.
"J'ai parfois été choquée par la dureté de certaines réactions", a commenté De Ridder. "Nous restons des êtres humains et il est aussi question ici de carrières personnelles et, en partie, d'argent. Je ne peux qu'appeler au calme et à la coopération entre les fédérations flamande et francophone. Aucun code n'est parfait pour tout le monde, mais il faut chercher le plus grand dénominateur commun et obtenir l'adhésion du plus grand nombre d'athlètes et d'entraîneurs."
De Ridder a déjà rencontré plusieurs protagonistes, dont le Néerlandais Rutger Smith, coordinateur du haut niveau d'Atletiek Vlaanderen et secoué par l'affaire alors qu'il était déjà critiqué pour ses projets de centralisation. La ministre lui accorde provisoirement le bénéfice du doute, tout en restant vigilante. "Nous avons tracé un projet avec Sport Vlaanderen, et les choses doivent s'améliorer. Si ce n'est pas le cas, la réalité sera différente."