Le Comité olympique et interfédéral belge (COIB) a finalisé le code de conduite qui sera d'application lors des prochains Jeux Olympiques d'hiver qui se dérouleront à Milan et Cortina d'Ampezzo du 6 au 22 février 2026. Le CEO Cédric Van Branteghem a confirmé vendredi, en marge du stage olympique de Belek, en Turquie, que le Conseil d'administration a donné son feu vert et souligne que "tout se passe de manière très sereine".
"Le code a d'abord été soumis à la Commission des athlètes, puis approuvé par le Conseil d'administration", explique-t-il. "C'est un processus tout à fait naturel et nous nous y prenons bien à l'avance. La Commission des athlètes joue un rôle très important et apporte beaucoup de feedback. Sa présidente, Ann Wauters, siège également à notre Conseil d'administration".
Le COIB ne semble donc pas avoir à craindre une répétition de la crise qui a frappé la fédération d'athlétisme (LRBA) aux Mondiaux d'athlétisme de Tokyo en septembre. Le refus de la triple championne olympique Nafi Thiam de signer le code de la LRBA avait eu pour conséquence d'écarter l'athlète du stage au Japon qui précédait les compétitions. Affectée par le comportement de sa fédération, Thiam avait finalement abandonné l'heptathlon après la 5e des sept épreuves et dénoncé le comportement à son égard des dirigeants. Ceux-ci, francophones et flamands, sont en désaccord et dans la tourmente. Ils devront répondre aux questions des autorités dans les semaines à venir.
Afin de réconcilier les deux parties, le COIB a été sollicité pour servir de médiateur. Cette tâche a été confiée à Christophe Delecluse, administrateur de l'instance olympique, présent à Belek. Vu le début des audiences la semaine prochaine au Parlement flamand, il ne fait aucune déclaration. Van Branteghem se contente de dire que "les discussions se déroulent de manière très positive".