Lize Broekx et Hermien Peters sont parmi les athlètes les plus expérimentés au stage du COIB qui se tient à Belek, en Turquie. Les deux kayakistes limbourgeoises ont passé les 30 ans, et envisagent désormais leur carrière "année après année", comme elles l'ont expliqué à Belga dimanche.
"Si je continue, cela doit être parce que je m'amuse, que je suis prête à faire des sacrifices et que je pense encore pouvoir m'améliorer", a commenté Peters en essayant de se projeter. Les Jeux Olympiques 2028 paraissent encore loin. "Nous ne voulons pas nous mettre de la pression vers LA", a notamment fait remarquer Broekx. "Nous avons déjà obtenu de beaux résultats aux Jeux", comme une 5e place en finale du K2 à Paris. "Si nous allons à Los Angeles, il faut pouvoir viser aussi bien. Ou même mieux!"
Par ailleurs, ni Peters (31 ans) ni Broekx (33 ans) n'excluent l'idée d'avoir un enfant. "Il n'y a rien à annoncer pour l'instant, mais l'option reste ouverte" a signalé la première. "On fait beaucoup de sacrifices pour son sport! Ma décision se fera surtout au feeling", s'est-elle amusée.
Pour l'heure, les deux kayakistes restent pleinement focalisées sur leur sport. Cette année, elles n'ont cependant pas pu jouer les premiers rôles. "Après les Jeux, nous avions besoin de souffler. Nous avons fait moins de stages à l'étranger, les entraînements étaient un peu plus flexibles. On savait qu'on ne serait pas dans notre meilleure forme, mais on en attendait tout de même davantage", a reconnu Hermien Peters après une saison blanche.
Le départ du Néerlandais Pim Raaben, directeur technique de la fédération flamande de sports de rame, a également perturbé la structure, d'après Lize Broekx. Désormais, 2026 se profile avec un Euro et des Mondiaux, en plus de trois manches de Coupe du monde.