Après neuf ans sous la houlette de Tom Goegebuer et Bieke Vandenabeele et des Jeux Olympiques de Paris décevants, Nina Sterckx a décidé de bouleverser son organisation en déménageant aux États-Unis. "Je sentais que nous étions arrivés au bout", a notamment commenté l'haltérophile de 23 ans à l'occasion du stage du COIB à Belek, dimanche en Turquie.
"Nous avons accompli de belles choses et je suis reconnaissante", a reconnu Sterckx. "Mais il y avait de la frustration de part et d'autre, et cela a certainement eu une influence sur ma performance aux Jeux. Parfois, il est bon d'avoir un nouveau son de cloche, surtout à ce stade de ma carrière."
Désormais dirigée par l'Américain Wil Fleming, Nina Sterckx a trouvé "ce qui lui manquait un peu" chez ses anciens coaches: l'intérêt pour le bien-être mental. "Il y a aussi une personne derrière l'athlète. Les entraînements sont souvent lourds, et il est agréable d'avoir quelqu'un qui m'inclut dans la réflexion."
Les routes de Sterckx et de ses anciens coaches, qui sont entraîneurs fédéraux, se croisent "encore sur des championnats ou, comme ici, sur un stage, mais le contact est plus limité." Ils se sont notamment retrouvés à l'Euro en Moldavie, où l'athlète a décroché l'argent, ou aux Mondiaux en Norvège.
Nina Sterckx prolongera son séjour à Belek jusque mercredi, avant le championnat de Belgique à Ixelles, le week-end prochain. Suivra un séjour de quatre mois aux États-Unis avant l'Euro (du 19 au 26 avril en Géorgie). Plus loin, les Jeux Olympiques de 2028 sont évidemment surlignés dans l'agenda. "Depuis l'Indiana", où elle est établie, "il n'y a que quatre heures jusqu'à Los Angeles", a-t-elle souri. L'haltérophile pourrait prendre part à ses troisièmes JO. Elle avait surpris à Tokyo avec une 5e place à seulement 19 ans.