La plus importante course cycliste du Pays basque, la Clasica San Sebastian, samedi, est la première épreuve du WorldTour depuis l'arrivée du Tour de France dimanche dernier à Paris. La proximité des deux épreuves explique l'absence du podium de la dernière Grande Boucle, Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard et Florian Lipowitz, sans parler du recordman de victoires (trois) Remco Evenepoel, pas encore rétabli après son abandon sur le Tour.
La course s'annonce des plus ouvertes. Le Suisse Marc Hirschi (Tudor), vainqueur sortant, devra composer avec une concurrence coriace. UAE Team Emirates disposera de deux solides candidats avec l'Espagnol Juan Ayuso et le Mexicain Isaac Del Toro. Seuls deux membres du top de la Grande Boucle seront au départ: le Britannique Oscar Onley (Picnic PostNL), quatrième, et le Norvégien Tobias Halland Johannessen (Uno-X), sixième. Lidl-Trek présente un trio intéressant avec l'Italien Giulio Ciccone, le Danois Mattias Skjelmose et l'Américain Quinn Simmons. Bahrain-Victorious aligne deux outsiders, le Français Lenny Martinez et le Basque Pello Bilbao, deuxième en 2023. Maxim Van Gils (Red Bull-BORA-hansgrohe), le Français Romain Grégoire (Groupama-FDJ) et l'Américain Neilson Powless (EF Education-EasyPost), vainqueur en 2021, peuvent nourrir des ambitions.
Le parcours de 211,4 km s'annonce toujours aussi sélectif avec ses 4.150 mètres de dénivelé répartis sur six ascensions répertoriées. La dernière est l'iconique Murgil-Tontorra qui réapparaît après avoir disparu en 2024. Son sommet n'est séparé que de 7 kilomètres de la ligne d'arrivée. S'il n'est classé qu'en 2e catégorie avec ses 2,1 km à 9,6% de déclivité moyenne, il comprend un passage à plus de 20% et il se présente après 200 km de course. Le Jaizkibel (2e cat. 7,9 km à 5,5%), au km 150 pourrait aussi provoquer une sérieuse sélection et le Erlaitz (1re cat. 3,9 km à 10,6%), vingt kilomètres plus loin risque aussi de faire très mal.