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Mondiaux de cyclisme - Human Rights Watch critique l'attribution des Mondiaux au Rwanda

Belga

En lui attribuant l'organisation des Mondiaux de cyclisme, l'Union cycliste internationale (UCI) a offert au Rwanda "une couverture facile pour son piètre bilan en matière de droits humains", a dénoncé l'organisation Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué lundi soir.

Human Right Watch souligne que le Rwanda "investit massivement dans le sponsoring sportif et l'organisation d'événement dans le cadre de sa stratégie de développement" afin de se "positionner comme un pôle dynamique pour les touristes, les fans et les investisseurs."

Paul Kagame est le président du Rwanda depuis 25 ans. Sa politique est critiquée sur la scène internationale. "Promouvoir une image positive n'est pas suffisant pour le Rwanda, il doit réduire au silence les critiques", a poursuivi HRW, qui "a documenté la répression des critiques par le gouvernement tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières, ceux qui critiquent étant victimes d'un large éventail de tactiques, notamment des assassinats et des disparitions."

Human Righ Watch évoque l'arrestation en juin de Victoire Ingabirre, figure de l'opposition, et de 14 membres de son parti ainsi que le soutien au groupe armé M23 qui a "commis des crimes de guerre dans l'est du Congo."

"Cet événement cycliste risque lui-même d'être associé à des abus", a poursuivi l'ONG, qui a "documenté le fait que les autorités rwandaises détiennent arbitrairement des travailleurs du sexe, des enfants de rue et d'autres personnes jugées 'indésirables' avant les événements internationaux de grande envergure. Cet événement pourrait également contribuer au 'sportwashing', c'est-à-dire à l'utilisation d'événements sportifs pour masquer les violations des droits humains."

"Le Rwanda devrait cesser de cibler les détracteurs et mettre fin aux opérations abusives à l'étranger. L'UCI ne devrait pas fournir une couverture aussi facile pour son mauvais bilan en matière de droits humains", a conclu HRW.