Les cinq formations cyclistes exclues du Tour de Romandie féminin le 15 août dernier ont introduit un recours auprès du Tribunal arbitral du sport, ont-elles annoncé vendredi.
Les équipes Canyon/Sram zondacrypto, Lidl-Trek, EF Education-Oatly, Visma-Lease a Bike et PicNic PostNL n'avaient pas pris le départ de la première étape de cette épreuve World Tour, refusant de s'occuper elles-mêmes d'un test technologique de suivi par GPS imposé par l'Union cycliste internationale.
En partenariat avec son partenaire Swiss Timing, l'UCI réalisait sur l'épreuve suisse un test en plaçant des traceurs GPS (de 63 grammes) sur une coureuse cycliste par équipe dans le but de la géolocaliser à tout instant. Les équipes se disaient prêtes à collaborer mais pas en devant installer eux-mêmes le dispositif.
Outre l'exclusion de l'épreuve, les cinq formations doivent comparaître devant la commission de discipline sous la menace d'une révocation de leur licence.
Les formations reprochent un manque de transparence dans la procédure, et estiment que "l'exclusion collective viole le règlement de l'UCI, est disproportionnée et appliquée de manière qui a intimidé les coureuses et les équipes"
"Nous avons clairement indiqué que nous ne sélectionnerions pas nous-mêmes de coureuse, ni n'installerions, ne retirerions ou n'entretiendrions pas le dispositif. L'UCI ou son partenaire était libre de sélectionner une coureuse et d'installer le dispositif sous sa propre responsabilité s'ils estimaient en avoir le droit. Malgré les multiples demandes des équipes au cours des deux derniers jours, les commissaires de l'UCI n'ont pas pu démontrer sur la base de quel règlement précis les équipes sont obligées de discriminer une coureuse par rapport à une autre", avaient indiqué les cinq formations d'une seule voix." Seules 62 des 92 coureuses prévues avaient pris le départ de l'épreuve.