Cette action emblématique des Philadelphia Eagles, où Jalen Hurts est propulsé par ses coéquipiers sur les situations courtes, reste l’une des plus controversées de la NFL à la fois redoutablement efficace et difficile à arbitrer.
Mardi, lors de la réunion d’automne des propriétaires NFL à New York, le vice-président exécutif des opérations football, Troy Vincent, a reconnu que ces phases étaient devenues un casse-tête pour les arbitres.
“C’est très difficile à arbitrer en temps réel”, a expliqué Vincent. “Sur les ralentis, on voit parfois un garde bouger ou être en position irrégulière dans la zone neutre, mais c’est presque impossible à identifier sur le moment depuis la ligne de touche.”
Autrement dit, même si la ligue n’a pas interdit le “tush push”, elle cherche désormais à mieux former ses officielspour détecter les fautes éventuelles sur cette action unique.
Depuis deux saisons, Philadelphie exécute cette action avec une précision clinique, transformant presque chaque 3e ou 4e tentative courte en first down ou touchdown.
“Au bout du compte, il y a une équipe qui le fait mieux que toutes les autres”, a reconnu Vincent, lui-même ancien joueur des Eagles.
Plusieurs équipes ont tenté d’imiter ou de contrer cette tactique, sans grand succès. Lors du Super Bowl, Chris Jones (Chiefs) avait tenté de se placer de côté face au centre… avant de se blesser au cou. Plus récemment, les Vikings ont tenté une approche inédite : un lineman, Tyler Batty, allongé latéralement devant le centre pour bloquer la poussée. Résultat : un faux départ sifflé contre les Eagles, et une séquence annulée.
Malgré les tentatives d’opposition, aucune défense n’a trouvé la solution pour contrer efficacement le “tush push”. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis 2022, les Eagles convertissent plus de 90 % de leurs tentatives courtes grâce à ce jeu. Les discussions sur une éventuelle interdiction ont bien eu lieu cet été, mais les propriétaires NFL ont refusé d’y toucher pour l’instant.
La ligue préfère donc se concentrer sur l’amélioration de l’arbitrage plutôt que sur la suppression d’un jeu devenu, pour beaucoup, la signature de Philadelphie et de Jalen Hurts.