Depuis le début du camp d’entraînement, Terry McLaurin est bien présent sur les terrains… mais refuse de s’entraîner. Le receveur star des Commanders réclame une prolongation à la hauteur de son statut, lui qui incarne la régularité offensive depuis cinq saisons.
Chaque jour, il répète le même rituel : maillot d’entraînement, casquette bordeaux, signatures pour les fans… et attente d’un signe de la direction.
Le timing ne pouvait pas être plus symbolique. Quelques jours après le début du "hold-in" de McLaurin, le receveur des Broncos Courtland Sutton a obtenu une prolongation de quatre ans et 92 millions de dollars.
Avec un salaire annuel de 23 M$, Sutton dépasse légèrement la moyenne actuelle du contrat de McLaurin (22,78 M$). Une base que Washington pourrait utiliser pour justifier une offre inférieure aux demandes de son joueur.
Sutton et McLaurin sont tous deux issus de la draft 2018-2019 et sont nés à un mois d’intervalle. Mais les comparaisons s’arrêtent là :
En matière de fiabilité, de leadership et de constance, l’avantage est clairement en faveur du receveur de Washington.
Pour viser plus haut, McLaurin peut s’appuyer sur le contrat de DK Metcalf (32,5 M$/an), joueur aux statistiques comparables. Mais à 29 ans, McLaurin entamera son prochain contrat à 31 ans. Et l’histoire récente de la NFL montre que peu de receveurs brillent encore passé cet âge.
Un argument que les Commanders pourraient mettre en avant pour freiner une éventuelle surenchère salariale.
Pour le moment, aucun des deux camps ne semble vouloir fléchir. Les Commanders reconnaissent l’importance de McLaurin dans le vestiaire, mais avancent prudemment. Le joueur, lui, se dit déçu et frustré, et prêt à rester ferme sur ses exigences.
À mesure que la saison approche, la pression monte : prolonger McLaurin, c’est sécuriser une pièce maîtresse de l’effectif. Mais c’est aussi poser un acte fort dans la nouvelle ère des Commanders.