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Wilfried Pene vers la NFL : visa en cours, camps à Tours, franchises à l’affût - « Dans 2/3 mois, je veux être aux États-Unis »

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De retour à Tours le temps de régler son problème de visa, Wilfried Pene n’a pas levé le pied. En exclusivité pour DAZN France, il explique sa préparation, ses contacts avec des franchises NFL et le lancement de son camp d'entraînement à Tours dans lequel il encadre une dizaine de jeunes linemen défensifs.

Objectif : être opérationnel dès le feu vert administratif et prouver qu’un Français peut s’installer au plus haut niveau.

Visa en attente, marché ouvert

Le cadre est posé : l’avocate finalise le dossier, délai estimé de 2 à 3 mois. D’ici là, cinq, six équipes NFL ont signalé leur intérêt auprès de son agent. "Le seul frein, c’est le visa", résume-t-il.
L’atterrissage logique, compte tenu du timing, serait une practice squad : intégrer un système en cours de saison sans film de pré-saison à partager reste la voie la plus réaliste avant d’aspirer à un rôle en rotation. "Je dois être prêt day one. Même sans jouer, je me maintiens à 80–90% du football shape pour basculer à 100% dès l’arrivée. Je pense qu'il me faudra un seul entraînement pour être à 100%"

Préparer la NFL depuis Tours

Alimentation maîtrisée en individuel (compléments alimentaires contrôlés pour éviter un test antidopage positif), travail athlétique à TEP Sport (Montlouis-sur-Loire) pour la force, l’explosivité, la vitesse et les changements de direction ; musculation individualisée ; et séances terrain chez les Pionniers. L’idée : reproduire au plus près les contraintes d’un camp NFL, pour ne rien laisser au hasard quand l’appel tombera.

Patriots : respect mutuel, cap maintenu

Après deux mois passés à Foxborough chez les New England Patriots, le lien est resté cordial. Revenir là-bas semble peu probable à court terme pour des raisons réglementaires liées à son statut “international”. Si la franchise proche de Boston voudrait le récupérer, il devrait le signer directement dans le roster actif. "C’est du business", tranche Pene, sans amertume. Il retient une culture simple : l’effort paie. "Peu importe ton pedigree, sur le terrain, seuls l’effort et l’exigence comptent. Je n'ai jamais été le plus grand, le plus rapide, le plus lourd, mais j'ai toujours gagné ma place par mon investissement."

Des camps d’entraînement “qualité avant quantité”

Profitant de sa présence, il a lancé un premier camp d’entraînement 100% D-Line avec les Pionniers de Touraine. Une dizaine de participants - "le nombre parfait pour un accompagnement personnalisé" - venus de Lyon, Caen, Poitiers et de la région. Le matin, fondamentaux (stance, strike, mains) ; l’après-midi, mise en situation (pass-rush, run-fits, pourquoi/quand utiliser chaque geste).

" Investir en toi-même, c’est le raccourci le plus sûr. Je veux proposer ça en France parce qu’il y a du talent et il faut le développer. "

 

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Tarif : 45 € / 2 h ou 70 € / 4 h. "Les retours ont été top, des joueurs aux médias", dit-il. Un deuxième camp d’entraînement est à l’étude avec ses équipes, possiblement à Paris ou même dans le Sud.

À terme : fidélisation (réductions/aides), format OL x DL avec des coachs partenaires/anciens joueurs, et des dates calées sur les vacances scolaires.

Choix stratégiques : NFL d’abord, CFL en plan B

Le cap reste la NFL. La CFL n’est pas exclue si la fenêtre immédiate se resserre, mais l’Europe attendra : sollicitée par l’ELF (échanges avec le Stuttgart Surge), Pene a décliné pour l’instant car revenir maintenant aurait « un goût d’inachevé ». Tant que l’obstacle est uniquement administratif, il maintient le cap américain.

La phrase qui cadre son année

"Dans 12 mois, je veux être aux États-Unis, parce que je veux prouver que les joueurs français peuvent jouer en NFL."