Entraîneur principal de la fédération flamande de judo depuis un peu plus d'un an, Dirk Van Tichelt espère que Matthias Casse, l'un de ses protégés, puisse glaner une deuxième médaille olympique lors des Jeux de Los Angeles en 2028, comme il l'a confié dimanche lors du stage du COIB à Belek, en Turquie.
"Matthias a toujours été un très bon athlète, c'était déjà le cas lorsqu'il était mon 'sparring partner' et il l'est toujours aujourd'hui," a soutenu Van Tichelt. "Je lui donne de grandes chances de remonter sur le podium à Los Angeles, voire de devenir champion olympique. J'y crois fermement. Nous avons travaillé sur sa capacité à marquer des points et il doit encore un peu apprendre à contrôler les rencontres. Mais il est très expérimenté et sait aussi ce qu'il doit faire."
Casse participe également au stage en Turquie, mais a choisi d'éviter la presse. Une décision que comprend parfaitement son entraîneur: "Matthias est un perfectionniste et est complètement concentré sur lui-même et sur son travail. Tout le reste ne fait que lui coûter de l'énergie. Il ne pense qu'à Los Angeles, et à l'Euro et aux Mondiaux comme objectifs intermédiaires. Il me laisse m'occuper du reste (rires). Si je peux l'aider à remporter des médailles, cela ne me pose aucun problème."
L'ancien judoka de 41 ans est également revenu ses premiers mois au sein de Judo Vlaanderen. "C'est un travail que j'ai un peu sous-estimé. Nous sommes en train de construire quelque chose, mais il manque encore un peu de structure. Parfois, je passe des nuits blanches à penser aux plannings et aux programmes d'entraînement. Je pense trop. Dans ce travail aussi, je vise la perfection. C'est sans doute le sportif de haut niveau qui sommeille encore en moi. Mais je ne regrette absolument pas mon choix."