Avec un bilan de 12-5 et une qualification acquise malgré une fin de saison irrégulière, les Los Angeles Rams abordent les playoffs avec un statut paradoxal : cinquième seed NFC, mais considérés par plusieurs analystes américains comme l’équipe la plus à même de remporter le Super Bowl LX. Derrière cette perception se cache une réalité statistique implacable : aucune équipe qualifiée n’affiche un plafond offensif aussi élevé.
Les Rams terminent la saison régulière avec :
30,5 points par match (518 points, n°1 NFL)
402,2 yards par match, meilleure attaque de la ligue
64 touchdowns offensifs
+172 de différentiel de points, l’un des plus élevés de la NFL
Ce rendement place Los Angeles devant Dallas, Washington ou Cincinnati, et confirme une constante : quand l’attaque est en rythme, elle est quasiment impossible à contenir.
À 37 ans, Matthew Stafford signe l’une des saisons les plus abouties de sa carrière :
4 707 yards
46 touchdowns
8 interceptions
Rating : 109,2
276,9 yards par match
Stafford n’est pas seulement productif : il est ultra-efficace. Son ratio touchdowns/interceptions, sa capacité à attaquer toutes les zones du terrain et son vécu en postseason (Super Bowl remporté en 2021) font de lui l’un des quarterbacks les plus dangereux de janvier.
Puka Nacua, pilier du système
Cette saison, il s’impose comme l’option n°1 incontestable :
129 réceptions
1 715 yards
10 touchdowns
107,2 yards par match
666 yards après réception
Sa capacité à créer de la séparation et à produire après le catch donne une dimension constante à l’attaque.
Davante Adams, facteur X absolu
Blessé en fin de saison, le retour de Davante Adams peut totalement changer l’équation :
14 touchdowns en 14 matchs
Une menace permanente en red zone
Une présence qui empêche toute prise à deux systématique sur Nacua
Avec Adams et Nacua ensemble, aucune défense ne peut couvrir toutes les options.
Mené par Kyren Williams et Blake Corum, le sol apporte l’équilibre :
1 998 yards à deux (1 252 + 746), 16 TDs (10 et 6)
4,8 yards par course pour Williams et 5,1 yards pour Corum
Ce secteur permet aux Rams de contrôler le tempo quand nécessaire, notamment face aux défenses agressives.
Si l’attaque attire l’attention, la défense reste dans la moyenne :
110,8 yards au sol concédés par match (12e)
216,7 yards à la passe (19e)
47 sacks (8e)
16 interceptions (7e)
Différentiel turnovers : +11
Menée par Nate Landman (132 plaquages) et une rotation efficace sur la ligne défensive, cette unité fait suffisamment de stops pour laisser l’attaque décider des matchs.
Les Rams ne sont pas exempts de défauts :
11 ballons perdus
Quelques matchs gâchés par des turnovers mal placés
Une dépendance claire au timing offensif
Une défense parfois exposée face aux attaques physiques dominantes
Ces limites expliquent pourquoi Los Angeles n’a pas sécurisé une place dans le top 4 NFC malgré son potentiel.
Pourquoi croire aux Rams ?
Stafford + McVay savent gagner en janvier
L’attaque est la plus explosive des playoffs
Le possible retour d’Adams élève le plafond collectif
Les défaites récentes sont davantage circonstancielles que structurelles
Pourquoi douter ?
Inconstance récente
Moins de marge d’erreur que Seattle ou Denver
Déplacements compliqués chez les Panthers dès le Wild Card Round
Si Los Angeles :
protège le ballon,
impose son rythme offensif,
et récupère pleinement Davante Adams, alors les Rams ont les armes pour battre n’importe quelle équipe de la NFC, y compris Seattle ou Philadelphie.
Leur profil est clair : ils ne gagneront pas petit, mais ils peuvent gagner grand. Dans une postseason sans ultra-favori, les Rams incarnent le scénario le plus dangereux : une équipe capable de tout renverser en trois semaines.