Deux ans après avoir lancé leur reconstruction, les Houston Texans sont déjà de retour en playoffs. Qualifiés sans faire de bruit excessif, les Texans arrivent en janvier avec un profil atypique : jeunes, disciplinés, bien coachés, mais encore en phase d’apprentissage face aux cadors de l’AFC. La question est simple : Houston peut-il surprendre dès 2026 ou ce run est-il avant tout fondateur ?
Houston n’est pas une attaque “flashy”, mais elle est fonctionnelle et structurée.
Production offensive 2025
23,8 points par match (404 points)
341,6 yards par match
37 touchdowns offensifs
108,9 yards au sol par match
Les Texans avancent avec méthode, acceptent les matchs serrés et limitent les erreurs. Un choix cohérent pour une équipe jeune… mais parfois insuffisant en playoffs.
Après une saison rookie exceptionnelle, C.J. Stroud a connu une année plus contrastée, marquée par des absences et un rôle plus encadré.
C.J. Stroud – saison 2025
3 041 yards
19 touchdowns, 8 interceptions
64,5 % de passes complétées
Rating : 92,9
217,2 yards par match
Stroud reste précis, calme sous pression et très propre dans la lecture du jeu. En revanche, le plafond explosif est moins visible, notamment face aux défenses agressives. En playoffs, il devra probablement élever son niveau de prise de risque.
Houston sait exactement sur qui s’appuyer.
Nico Collins – 2025
71 réceptions
1 117 yards
6 touchdowns
15,7 yards par réception
Collins est la soupape permanente de Stroud, capable de gagner en un contre un, d’attaquer la profondeur et de sécuriser les troisièmes tentatives. Le reste du groupe (Dalton Schultz, Jayden Higgins, Xavier Hutchinson) est utile, mais aucun autre receveur n’impose un respect constant.
Le sol reste le secteur le plus fragile de Houston.
Woody Marks : 703 yards, 3,6 yards par course
Rotation importante (Nick Chubb, Jawhar Jordan, Pierce)
Seulement 9 TDs au sol
Les Texans courent beaucoup… mais sans efficacité dominante. En playoffs, cela limite leur capacité à contrôler le rythme face aux équipes physiques.
C’est clairement la force de cette équipe.
Chiffres défensifs clés
17,4 points encaissés par match
298,8 yards concédés
47 sacks
19 interceptions
Très bonne discipline collective
Houston peut ralentir presque n’importe quelle attaque, notamment grâce à sa pression constante sur le quarterback.
Le pass rush texan est porté par une double menace.
Will Anderson Jr. : 12 sacks, 20 TFL
Danielle Hunter : 15 sacks
Pression constante sans blitz excessif
Cette capacité à déranger le quarterback sans se découvrir est un atout majeur en postseason.
Azeez Al-Shaair : 103 plaquages, capitaine émotionnel
Derek Stingley Jr. : 4 passes défendues, 1 TD défensif
Jalen Pitre : 4 interceptions
Houston ne dépend pas d’un seul homme en défense, ce qui rend l’unité difficile à cibler.
Les Texans restent une équipe en apprentissage.
Manque d’explosivité offensive
Jeu au sol insuffisamment dominant
Peu d’expérience collective en playoffs
Dépendance à la défense pour rester dans les matchs
Contre une attaque très productive, Houston peut vite se retrouver à contre-rythme.
Pourquoi y croire
Défense capable de ralentir n’importe qui
Quarterback intelligent et calme
Coaching cohérent
Aucune pression extérieure
Pourquoi douter
Attaque trop limitée pour suivre un shootout
Peu de solutions quand Collins est bien pris
Marges offensives faibles
Les Texans 2026 ne sont pas encore un prétendant crédible au Super Bowl. Mais ils sont une équipe extrêmement pénible à affronter, capable de faire dérailler un favori mal préparé.
Si Houston gagne un match en janvier, ce ne sera pas un exploit isolé, mais le signal officiel que leur fenêtre est ouverte. Et vu l’âge de leurs leaders, ce run pourrait bien n’être que le début.