Une rencontre cruciale dans la lutte pour le maintien et c’est Le Havre qui en a profité au détriment de Montpellier. La lanterne rouge s’est inclinée 2-0 à domicile. Une neuvième défaite consécutive en championnat.
« Ça fait sept-huit matches qu’on ne marque pas un but, qu’on ne fait qu’encaisser, qu’on ne gagne pas, que l’on n’est pas capable de faire un nul et que l’on commence très bien le match pour faire ensuite des choses catastrophiques derrière. A un moment donné, il faut arrêter de se voiler la face et regarder la réalité comme elle est actuellement, a regretté Benjamin Lecomte au micro de DAZN. Je ne vais pas parler de miracle, ce n’est pas question d’y croire ou de ne pas y croire mais quand on montre ce qu’on montre depuis plusieurs matches maintenant je ne vois pas où est l’espoir en tout cas. »
C’est Abdoulaye Touré, homme du match, qui a marqué le but de la victoire à la 33e minute de jeu. Une frappe de l’extérieur de la surface qui a terminé au fond des filets. Comme un symbole, il a marqué lors de quatre matches consécutifs. Un deuxième but pour Le Havre après l’ouverture du score de Yassine Kechta dès la 3e minute de jeu. Benjamin Lecomte avait dans un premier temps dévié une frappe havraise, mais Yassine Kechta était au bon endroit au bon moment et en a profité après seulement trois minutes de jeu.
« Vous avez vu de la lutte aujourd’hui ? Moi non. Quand on joue sa survie, on ne doit pas montrer des visages comme ça. On a un groupe qui vit bien et qui a bien vécu pendant toute la saison. Pour faire des réunions, se dire les choses, montrer ce visage-là et ne pas être capable d’être dans les secteurs où il faut vraiment l’être, faire cette petite différence, ça fait chier et tout le monde doit assumer, a fustigé Benjamin Lecomte. C’est mental, à un moment donné, ce petit supplément d’âme qui fait que quand je la repousse, il y a quelqu’un qui peut être derrière, pour la sauver. Quand le gardien fait l’arrêt, l’autre peut-être là pour le marquer. »
A six journées de la fin du championnat, le portier a sonné le cri d’alarme au micro de DAZN. « C’est le manque de réalisme dans les deux surfaces à l’image du premier but, on vient d’attaquer, on a une très belle occasion et derrière premier contre, premier but. C’est l’image de la saison. A un moment donné si à force de redire les choses on n’est pas capable de les entendre et de les comprendre, il faut décrocher, se battre avec fierté et honneur pour le club et pour le respecter jusqu’à la fin de la saison, se préparer à faire une saison en Ligue 2 et tout faire pour le remonter en Ligue 1. »
Montpellier sombre un peu plus, avec 15 points, à huit longueurs des Verts, 17es. Prochain rendez-pour Montpellier contre Angers. « De 16 mètres à 16 mètres on est cohérent. Mais sur les deux surfaces où le foot fait les différences on ne l’est pas. C’est la saison la plus éprouvante de ma carrière. J’ai une attache particulière avec ce club. »