À deux jours de la réception de Toulouse (dimanche 6 avril à 20h45), Roberto De Zerbi s’est présenté en conférence de presse avec beaucoup de franchise, visiblement marqué par la semaine difficile traversée par l’Olympique de Marseille. Entre polémiques internes, critiques médiatiques et série de mauvais résultats, l’entraîneur italien n’a esquivé aucun sujet. Il a défendu son management, sa relation avec les joueurs et a livré un discours de vérité, teinté de passion et de détermination.
La semaine post-Reims : un climat pesant
Très affecté par ce qu’il a vécu, De Zerbi est revenu sans détour sur les tensions internes et les rumeurs sorties dans la presse :
« J’ai très mal vécu cette semaine comme tout le monde. Je vais parler clairement de ce qui s’est écrit. Je suis la personne qui veut le plus de bien à mes joueurs... Je pense être une bonne personne même si certains me font passer pour un criminel. »
L’Italien a également défendu l’intervention de Medhi Benatia et a assuré avoir reçu le soutien de ses joueurs comme de ses dirigeants.
« Pablo était là, il me soutient, Medhi aussi. Les joueurs... ils sont tous venus me parler et ils m’ont dit qu’ils comprenaient. »
Responsabilisation des joueurs et méthode forte
Connu pour son exigence, De Zerbi a souligné l’importance de l’investissement total de ses joueurs :
« Mon travail n’est pas d’avoir des amis dans le vestiaire mais de faire en sorte qu’ils donnent 100%. Je dois faire sortir le maximum d’eux. »
Il a aussi reconnu avoir bousculé certaines habitudes pour provoquer un électrochoc, notamment avec des entraînements matinaux :
« Après le match aller contre Lens, après Auxerre, on s’entraînait à 5 heures du matin. Ce n’était pas une punition. Il fallait casser la routine. »
La pression des supporters et la réaction attendue
De Zerbi s’est dit touché par les critiques venant des tribunes, tout en appelant à une réaction collective :
« Cela me touche quand les supporters nous critiquent... On doit aller sur le terrain comme des "furis". On doit avoir le feu. »
Des absents nombreux avant Toulouse
Le technicien marseillais devra composer avec une défense décimée, en l’absence de Balerdi, Luiz Felipe et Moumbagna. Il a également confirmé le forfait de Højbjerg :
« Højbjerg est venu me voir pour me dire qu’il voulait jouer dimanche mais il ne pourra pas jouer. »
Quant à Amine Gouiri, il reste incertain :
« On verra demain comment il est là. Lui et Bilal Nadir sont revenus de sélection comme-ci comme-ça. »
Un avenir toujours flou, mais fidèle à l’OM
Critiqué, parfois isolé, Roberto De Zerbi a réaffirmé son engagement total envers l’Olympique de Marseille et a balayé toute rumeur de départ :
« Jusqu’à la fin du championnat, je ne parle ou ne flirte avec aucune équipe. Mon souhait est de rester ici longtemps. »
Un appel à la révolte
Alors que l’OM est dans une spirale négative, De Zerbi attend une réaction immédiate dès dimanche face à Toulouse :
« Il faut un choc, une réaction très forte, de l’exaspération... Si tu es à 100% sur tout, tout va bien, pas de blessure, pas de but bête et le coach va bien. »
Le ton est donné. Dimanche soir, au Vélodrome, les supporters marseillais verront si le message du coach a été entendu.