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Q&R : Jean Silva veut « éduquer Bryce Mitchell »

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DAZN News : Que s’est-il passé dans votre tête lors de votre dernier combat contre Melsik Baghdasaryan ?

Jean Silva : Quand je suis dans l’octogone, je vis mon rêve. Tout ce qui arrive est lié à mon bonheur et à ma façon d’évoluer dans la cage. C’est un rêve pour moi. Et ce combat représentait un autre chapitre, une nouvelle étape de ce rêve.

DN : Quatre combats, quatre KOs à l’UFC. Quel est votre secret ?

JS : D’un côté, c’est de l’entraînement. De l’autre, c’est aussi un travail intérieur, chez moi, dans mon cœur. J’ai visualisé ce moment tellement de fois avec ma femme, à la maison, pendant nos entraînements, dans notre préparation. Donc, d’un côté, c’est une surprise, mais en réalité, nous l’avions déjà imaginé avant que cela n’arrive. Une surprise… mais pas vraiment.

DN : Qui est Jean Silva ? Vous semblez être une personne très sympathique, mais dans la cage, vous êtes « Hitman »

JS : Je suis fan de la série et des films « Hitman ». J’ai même un tatouage en rapport avec ça. Mais en même temps, Jean Silva, ce n’est pas ce personnage. Dans la vie, je suis un gars heureux, très calme. Par contre, mon alter ego, « Lord », celui qui entre dans la cage, lui, c’est un vrai Hitman. Il est connecté à cette mentalité. Et je ne remets plus ça en question, parce que ça fonctionne. Pourquoi chercher à comprendre ces deux personnalités ? Mon autre dimension, celle de « Lord », fait son travail.

DN : Vous ne terminez pas immédiatement vos adversaires. Pourquoi attendre que l’arbitre arrête le combat ?

JS : Il y a un dicton populaire au Brésil qui dit qu’on ne frappe pas quelqu’un à terre. À ce moment-là, mon adversaire était au sol. Il n’était pas totalement KO, mais son langage corporel m’a fait comprendre qu’il était fini, qu’il voulait abandonner. C’est pourquoi j’ai marqué un petit temps d’arrêt. Dans la Rome antique, les combats de gladiateurs se terminaient par la mort. Mais aujourd’hui, le matchmaking est davantage axé sur le sport. J’ai donc cette sensibilité à me dire : « Il est fini. Dois-je continuer ? » Alors j’ai regardé l’arbitre, et il m’a donné le signal : « Vas-y, termine-le. »

DN : Il n’y a pas de champion dans votre catégorie parce qu’Ilia Topuria vise Islam Makhachev. Vous avez 28 ans. Un jour, serez-vous le nouveau champion de votre division ?

JS : Le choix de Topuria est une erreur. Il s’était déjà imposé et aurait dû rester encore un peu. De mon côté, je me vois bien aller chercher cette ceinture. Je l’ai déjà visualisée, mais je ne suis pas pressé. À chaque combat, je gagne de l’argent, je peux subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. Je ne suis pas inquiet. Je vais juste battre tous ceux qui se mettront sur mon chemin, et le titre viendra naturellement.

DN : Qui va gagner entre Volkanovski et Diego Lopes ?

JS : J’en parlais avec ma femme, on analyse et discute souvent des combats. Je pense que ce sera probablement Volkanovski, car il a l’expérience. Il connaît des chemins que Diego Lopes ignore encore. Il va le dominer si Diego ne change pas d’état d’esprit et ne propose pas autre chose que son dernier game plan. Bien sûr, Diego a une chance, mais il doit vraiment élever son niveau. L’expérience de Volkanovski va jouer un rôle clé. Pour l’instant, je vois Volkanovski rester champion.

DN : Votre boxe est impressionnante. Et votre lutte ?

JS : J’espère montrer mon niveau contre Bryce, parce qu’il va forcément m’amener au sol. Et là, je vais lui mettre des claques. Le monde veut voir « Lord » contre Bryce Mitchell.

DN : Pourquoi voulez-vous l’affronter ?

JS : Je ne suis pas du genre à chercher uniquement les gros combats, mais il y a quelque chose dans ce qu’il dit, dans sa philosophie. C’est une personnalité publique. Des enfants entendent ses discours, ses propos haineux. Il est une très mauvaise influence. Sa vision du monde est dépassée, et il nuit à la société en propageant ces idées. Alors, je veux l’éduquer. On va faire un cours à l’ancienne. S’il ne se tait pas, je vais le faire taire.

DN : Tout le monde sait que vous aimez les fans. Quel rôle jouent-ils dans votre succès ?

JS : Ma femme et moi sommes très reconnaissants du soutien des fans. On sait que notre parcours n’aurait pas été possible sans leur amour, leur engagement, leur présence. Quand on prend conscience de cela, qu’on suit cette dynamique, qu’on lit et répond aux messages, on se rend compte qu’on est sur le bon chemin, en constante évolution. Tout tourne autour des fans, et je tiens à leur rendre hommage, parce que rien de tout ça ne serait possible sans eux