A 27 ans, le Chilien est l’une des sensations de l’UFC. Trois finitions sur ses trois derniers combats. Dernière en date lors de l’UFC 313 le week-end dernier. Une soumission après 2m29 face à Jalin Turner, qui a posé les gants après cette défaite. DAZN News est allé à la rencontre du combattant entraîné par Belal Muhammed, champion des welterweights de l’UFC.
Je le dis toujours à tout le monde, c’est l’une des divisions les plus dures de l’organisation. Donc, je suis heureux d’être maintenant dans le top 15 de cette division, et je suis excité de voir ce qui va arriver. Je veux la ceinture, bien sûr. Et pas seulement la ceinture, je veux dominer la division, puis monter en welterweight (170 lbs). Je suis un gros lightweight, donc, à un moment donné, mon corps ne me permettra plus de faire le poids. Mais quand je monterai, ce sera en tant que champion. Je vais chercher la ceinture. C’est déjà écrit. Maintenant, je dois juste continuer à faire ce que je fais, continuer à bien performer, et j’y arriverai. J’en suis sûr à 100 %.
Honnêtement, ce n’était pas l’un de mes meilleurs jours. Je ne me sentais pas comme d’habitude. Mais mon coach me dit toujours : "Quand tu es à 60 %, il faut faire en sorte que ce 60 % ressemble à 100 %." C’est comme ça qu’on s’entraîne. Même les mauvais jours, on va bosser, on va performer. C’est ce que j’ai fait. Honnêtement, je savais que si on allait au sol, j’allais le soumettre.
Oui. J’ai été un peu surpris, parce que c’est un très bon combattant. Il est encore jeune. Il a encore beaucoup à apporter à ce sport. Je lui ai dit : "Ne fais pas ça. Si tu en as besoin, viens à Chicago et reste quelques mois. On va te montrer qu’on est une équipe différente. On est une famille. On veut te donner l’attention que tu mérites. Et après ça, tu pourras prendre une décision. Mais peut-être qu’on pourra t’aider à retrouver l’amour de ce sport."
Pour moi, avoir le champion welterweight du monde dans mon coin, c’est une bénédiction. L’avoir comme frère et comme ami, c’en est une aussi. Et il me connaît mieux que quiconque à l’entraînement, parce qu’on s’entraîne ensemble. Il est mon principal partenaire d’entraînement, et je suis le sien. Donc, il sait quand me demander certaines choses, il sait ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. Il est comme une extension de moi-même, vu de l’extérieur, c’est comme si je piratais le système.
Les gens ne réalisent pas à quel point la pression de Belal est forte tant qu’ils ne l’ont pas en face d’eux. Beaucoup de gens parlent : "Oh, sa technique est comme ci, sa technique est comme ça." Mais quand il est en face de toi, c’est un tout autre jeu. Sa pression, son mouvement incessant, même le striker le plus talentueux aura du mal contre lui, parce que c’est son style. C’est ce qui nous pousse en tant qu’équipe. On met la pression, on avance sans cesse. On ne cherche pas juste à finir un combat, on cherche la domination, une domination totale.
Oui, c’est comme mon grand frère. Il m’a beaucoup appris, pas seulement en combat, mais aussi dans la vie. Il m’aide à devenir une meilleure personne, un meilleur homme. J’ai vu la vidéo, et il était tellement excité. Et c’est pareil quand il combat. Je suis plus nerveux quand il combat que quand moi je combat. Je sais ce que je peux faire, donc je ne suis pas nerveux. Mais quand lui combat, j’ai envie de sauter dans la cage, comme il l’a fait ce samedi dernier.
Oui. J’aimerais combattre à nouveau en août. J’aime ce mois parce que de bonnes choses m’arrivent toujours en août. J’ai déjà combattu ce mois-là, et j’en garde de bonnes expériences. C’est le mois de ma naissance. C’est le mois de naissance de mon enfant. J’aime ce mois, et je ressens le besoin d’être de retour en août.
Oui, je le sais. On en a parlé. Je lui ai dit : "Mec, maintenant je suis classé 15e, maintenant je vais chercher la ceinture." Il m’a dit : "Je suis avec toi, mon frère. Tu es mon frère. Lui, c’est mon ami, c’est différent." À 100 %, il sera dans mon coin.
Il y a beaucoup de combats qui me plaisent. Certains sont bien plus gros. Un combat de rêve pour moi serait contre Max Holloway. Je ne suis pas encore en position de demander un tel combat, c’est encore trop grand. Mais j’aime bien Saint-Denis. J’aime ce combat pour moi. Je pense que c’est un très bon combat, aussi bien pour la division que pour l’organisation. Ce serait un combat incroyable, moi contre lui. S’ils veulent le faire en France, je serais plus qu’heureux d’y aller et de combattre là-bas. C’est ce que je veux. Je pense qu’après avoir battu Saint-Denis en France, et en gagnant, je pourrai demander ce que je veux, ou du moins quelque chose qui me rapproche du titre. Ce serait un combat intéressant pour moi et mon équipe.
C’est tout pour moi. J’ai quitté mon pays à 16 ans. Mais ils ont toujours été avec moi, dans chaque combat, dans chaque défi que j’ai affronté. Même quand j’ai perdu, même quand j’ai gagné, ils étaient toujours là. Ils ont toujours été une grande partie de ma carrière. Ils méritent le meilleur. C’est pourquoi, à chaque fois que je monte dans la cage, je donne le meilleur de moi-même, pas seulement pour moi, mais pour mon pays, mon peuple, mes fans.
Je fais ce que j’aime. J’aime ce sport, j’aime combattre, j’aime affronter les meilleurs du monde. C’est pour ça que je suis à l’UFC, pas pour la gloire, pas pour l’argent, mais parce que je veux défier les meilleurs au monde. Et je suis heureux de le faire. Chaque semaine de combat, je vis mon rêve. J’en rêve depuis que j’ai quatre ans. Être ici me rend tellement heureux. Je me sens comme un enfant dans un magasin de jouets.
"La Jaula" signifie "la cage" en espagnol. C’était le surnom de mon père. Ils l’appelaient "La Jaula" parce qu’il travaillait dans un restaurant appelé "La Cage Dorée", La Jaula Dorada. Quand il combattait, tous ses amis venaient le voir, et ils ont commencé à l’appeler "La Jaula", en référence à l’endroit où il travaillait. "Jaula, Jaula", et c’est comme ça qu’il a eu ce surnom. Puis, quand il a pris sa retraite, il me l’a transmis.