Avec l’ouverture officielle de l’intersaison, la NFL est entrée dans l’une de ses périodes les plus stratégiques. Depuis le 17 février, les franchises disposent d’une fenêtre de deux semaines pour utiliser le franchise tag, un outil contractuel aussi puissant que controversé.
Mais comment fonctionne réellement le franchise tag ? Et surtout, quels joueurs pourraient être concernés en 2026 ? Décryptage complet.
Le franchise tag permet à une équipe de retenir un joueur en fin de contrat pour une saison supplémentaire, via un contrat d’un an entièrement garanti, dont le salaire est fixé à l’avance.
Seuls les joueurs qui allaient devenir free agents non restreints peuvent être tagués. Chaque franchise ne peut utiliser qu’un seul franchise tag par intersaison.
Il existe deux variantes :
Franchise tag exclusif
Le joueur ne peut négocier avec aucune autre équipe. Son salaire correspond à la moyenne des cinq plus gros salaires à son poste, ajustée au salary cap actuel.
Franchise tag non exclusif (le plus courant)
Le joueur peut discuter avec d’autres équipes. Si une offre est signée, son équipe d’origine peut soit l’aligner, soit recevoir deux choix de premier tour en compensation.
Voici les montants estimés pour 2026, selon Over The Cap :
Quarterback : 47,3 M$
Wide receiver : 28,8 M$
Linebacker : 28,2 M$
Offensive lineman : 27,9 M$
Defensive end : 27,3 M$
Defensive tackle : 26,3 M$
Cornerback : 21,4 M$
Safety : 20,9 M$
Tight end : 16,3 M$
Running back : 14,5 M$
Special teams : 6,9 M$
Des chiffres qui expliquent pourquoi de plus en plus d’équipes préfèrent sécuriser leurs cadres via des contrats longue durée, plutôt que d’utiliser le tag.
En 2025, seules deux équipes ont utilisé le franchise tag — le chiffre le plus bas depuis plus de 30 ans. Un signe clair que les franchises anticipent davantage et cherchent à éviter :
les tensions avec les joueurs,
les salaires très élevés sur un an,
le risque de voir un joueur mécontent à long terme.
Auteur de la meilleure saison de sa carrière, Pickens s’est imposé comme une cible majeure à Dallas. La franchise souhaite le conserver, mais un tag pourrait servir de solution temporaire si aucun accord longue durée n’est trouvé rapidement.
Tout juste élu MVP du Super Bowl, Walker est au sommet de sa valeur. Le franchise tag à 14,5 M$ reste coûteux pour un running back, mais une alternative existe : le transition tag, moins élevé financièrement.
Malgré une blessure au tendon d’Achille, Jones a convaincu à Indianapolis. Le tag pourrait permettre aux Colts de gagner du temps avant de s’engager sur un contrat massif à long terme.
Meilleur receveur free agent de l’effectif, Pierce sort d’une saison à plus de 1 000 yards. Les Colts ont déjà utilisé cette stratégie par le passé avant de signer un contrat long.
À seulement 24 ans, Hall serait l’un des joueurs les plus convoités du marché. Justement pour cette raison, les Jets pourraient utiliser le tag pour éviter de le perdre gratuitement.
Après une saison de renaissance, Pitts représente un cas parfait pour le franchise tag : prolonger l’évaluation avant un engagement financier majeur.
Solide en 2025, mais à un poste très cher sous franchise tag. Jacksonville devra peser le rapport coût / impact.
Productif et polyvalent, mais évoluant dans une classe de free agents très dense au poste de running back. Le tag reste une option, sans être évidente.
En pleine progression depuis son arrivée à Los Angeles, Oweh est devenu un élément clé du pass rush. Le franchise tag pourrait sécuriser cette montée en puissance.
3 mars 2026 : fin de la fenêtre pour appliquer le franchise tag
11 mars 2026 : ouverture officielle de la free agency NFL
Le franchise tag reste un outil de contrôle puissant, mais de plus en plus délicat à utiliser dans une NFL où le salary cap, la gestion humaine et la vision long terme sont devenus centraux. L’intersaison 2026 dira si les franchises préfèrent la contrainte… ou la négociation.