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Comment Luis Enrique est devenu le meilleur coach du monde ?

FIFA
  • Avec le PSG, Luis Enrique a récemment décroché sa deuxième Ligue des champions en tant que coach
  • Depuis ses débuts en tant qu'entraîneur, il a changé de méthode pour gravir les échelons
  • Il était à la tête du Barça qui a fait le triplé en 2015

Luis Enrique fait partie de ces entraîneurs qui ne laissent personne indifférent. Exigeant, innovant, parfois imprévisible, l’Asturien s’est construit une carrière jalonnée de succès en se réinventant sans cesse, brisant les habitudes et défiant les conventions. Il l’a encore prouvé cette saison avec le Paris Saint-Germain, vainqueur de sa première Ligue des champions de l'UEFA, et avec, en ligne de mire, un sacre en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025™.

C’est en 2004, à peine ses crampons raccrochés, qu'il débute sa carrière d’entraîneur. Peu auraient alors imaginé que ce milieu infatigable, passé par le Real Madrid puis le FC Barcelone avec la même rage de vaincre, façonnerait un nouveau modèle de leadership sur un banc de touche. Après une première expérience avec la réserve du Barça, il fait ses débuts au haut niveau avec l'AS Roma (2011-12), puis impose son style au Celta Vigo : jeu de possession, pressing haut, et surtout du courage, même avec des moyens limités.

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Luis Enrique avait alors sous ses ordres un jeune Carles Planas, qu’il a marqué durablement. "Toute la semaine, on travaillait sur une base commune, mais il adaptait ensuite les exercices à l’adversaire du moment. Il contrôlait tout dans les moindres détails. C’est ce qui faisait – et fait encore – la différence", confie l’ancien défenseur à la FIFA.

Et de souligner : "Il gérait le vestiaire à merveille. Tout le monde se sentait impliqué. Garder un groupe aussi motivé, c’est très fort."

Mais c’est bien sûr au FC Barcelone que Luis Enrique franchit un cap. À la tête de la fameuse MSN – Messi, Suárez, Neymar – il décroche le triplé historique en 2014/15 : Liga, Coupe du Roi et Ligue des champions. Suivront un autre titre de champion et deux coupes nationales. Son Barça est impérial.

Cote Valdés, qu’il a dirigé à la Roma, décrit un entraîneur exigeant, parfois déroutant. "Il avait des idées très précises, sur les positions, les circuits de passes, les réponses au pressing… Parfois, je ne comprenais pas tout, mais c’était passionnant. Une leçon de football avancé. Il m’a ouvert les yeux sur des choses dont j’ignorais même l’existence."

Loin d’être enfermé dans un système, Luis Enrique aime expérimenter. C’est au Celta Vigo, en 2013, qu’il installe son fameux échafaudage d’observation, inspiré du hockey sur gazon. Une plateforme en hauteur pour avoir une vue globale. Avec la Roja, il ira encore plus loin : oreillette pour dialoguer en direct avec les joueurs pendant l’entraînement, écran géant au bord du terrain pour revoir instantanément les actions. Un souci du détail poussé à l’extrême.

Cote, également passé par le Sporting Gijón, se souvient aussi de sa proximité avec les joueurs à l’entraînement : "Il était là, sur le terrain, à corriger, expliquer, interrompre les exercices sans hésiter. Il était vraiment au cœur de la séance."


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Dans le documentaire Vous ne pouvez pas comprendre (diffusé en France sur CANAL +), Luis Enrique dévoile un peu plus son tempérament : obsession du travail bien fait, besoin de contrôle absolu dans la préparation, le tout agrémenté d'un style de communication franc, parfois frontal, avec ses joueurs comme avec la presse. Il admet volontiers puiser son inspiration dans d’autres disciplines, notamment le cyclisme, pour renforcer sa culture de l’effort et sa gestion du groupe. Mais Cote l'assure : "C'est une personne merveilleuse."

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Mais au-delà de son caractère ou de ses méthodes, ce sont les résultats qui parlent. La saison 2024/25 avec le PSG en est la meilleure illustration. Sous sa houlette, Paris retrouve une vraie identité collective : bloc compact, pressing intense, discipline tactique. Marquinhos, Ousmane Dembélé ou Vitinha signent leurs meilleures prestations en carrière. Et au sommet, le triplé : Ligue 1, Coupe de France et Ligue des champions, remportée face à l’Internazionale Milano le 31 mai (5-0).

Avec Luis Enrique, rien n’est jamais convenu : ni le jeu, ni les séances, ni ses relations avec les médias. Sa carrière s’est construite sur sa différence, sur cette minutie constante érigée en méthode. Et, à voir comment il a encore su se réinventer pour conquérir l’Europe, une chose est sûre : il a toujours une idée d’avance dans son carnet.


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