Cette fois, ça y est : Ousmane Dembélé est de retour aux affaires. L'attaquant du Paris Saint-Germain l'a confirmé sous le soleil de midi à Atlanta, peu après une séance d'entraînement à l’Université de Kennesaw State. "Je me sens à 100 %, je m’entraîne avec l’équipe depuis dix jours", a-t-il déclaré aux médias présents sur place, en restant cependant évasif quant à ses chances de débuter ou non samedi, en quart de finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025™ contre le FC Bayern München. "C’est l’entraîneur qui décide. Je suis prêt."
Après la finale de la Ligue des champions de l'UEFA remportée contre le FC Internazionale Milano (5-0), et après avoir pris part au Final Four de la Ligue des Nations de l'UEFA avec la France, Dembélé a ressenti des douleurs musculaires au quadriceps de sa jambe gauche. En raison de cette blessure, le joueur le plus décisif de l'équipe cette saison n'a pas pu participer aux trois premiers matches du PSG aux États-Unis, sans que cela ne pénalise trop la formation tricolore.
"Je n’aime prendre de risques avec personne, et encore moins avec Dembélé", avait expliqué son entraîneur Luis Enrique avant le match contre l’Inter Miami CF en huitièmes de finale. Sans surprise, l'international français n'a pas débuté lors du succès 4-0 contre les Hérons, mais il a fini par faire son apparition en prenant la place de João Neves à la 62e minute. Avec 30 minutes de jeu dans les jambes et après une séance d'entraînement ce vendredi où il est apparu très à son aise, notamment sur une série de frappes au but, Dembélé semble donc fin prêt. Pour de bon.
Si Paris n'a pas trop souffert au Mondial des clubs en dépit d'un revers surprise en phase de groupes contre Botafogo (1-0), le retour de l’ailier de 28 ans est évidemment une très bonne nouvelle pour aborder le défi munichois qui s'annonce. Cette saison, Dembélé s'est en effet révélé comme étant le grand leader dont toute l'équipe avait besoin. Et si Paris a enfin conquis l'Europe, il le doit autant au football fluide prôné par Luis Enrique qu'au sens du sacrifice de son collectif incarné mieux que personne par l'ancien Ébroïcien lui-même. "C’est ça, diriger une équipe", l'avait félicité le technicien espagnol après la finale de la Ligue des champions où il n'aura pas marqué mais sera parvenu à imposer un pressing de tous les instants aux Italiens. "Ce ne sont pas seulement les titres ou les buts, mais surtout la façon dont il a défendu aujourd’hui."
Que ce soit son efficacité renversante cette saison (33 buts et 15 passes décisives en 50 matches) ou son rôle sacrificiel, Dembélé a offert aux amoureux de football une nouvelle version de lui-même. "Dembélé a toujours été un phénomène", avait déclaré Luis Enrique avant le Mondial des clubs. "En fait, il faut approfondir pour obtenir la meilleure version d’Ousmane. Il a fallu faire et dire des choses difficiles. Ousmane est un leader, mais un leader par l’exemple, pas par la parole."
"Je n’ai pas toujours été comme ça", a lui-même reconnu Dembélé au micro de la FIFA avant le match contre le Bayern Munich. "Mais l’entraîneur a fait un excellent travail à ce sujet. J’ai montré mes qualités, j’ai faim et je veux toujours gagner. La mentalité au PSG, c’est qu’on doit se battre, sinon on ne peut pas gagner de titres. Ce qui importe le plus, c’est de se concentrer sur l’équipe. Se concentrer, dicter le rythme, jouer notre jeu. Bien défendre, parce que [le Bayern] c’est une équipe redoutable. On doit jouer à 100 % jusqu’au bout."
Souvent considéré, par son talent inné, comme l'archétype même du joueur capable avant tout de briller dans des numéros de soliste, Dembélé est désormais devenu l'exemple du technicien hors-pair qui place ses qualités au service du collectif. En s'appuyant davantage sur ses coéquipiers, celui qui peut éliminer n'importe quel adversaire en un-contre-un est alors devenu encore plus redoutable ces derniers mois.
"Comme je l’ai dit plusieurs fois, c’est surtout un travail d’équipe", insiste l'ancien joueur du Borussia Dortmund. "L’équipe m’aide beaucoup à marquer des buts, à faire des passes décisives. Ma bonne saison, c’est grâce au groupe, mais je sens aussi que je fais une grande saison [sur le plan personnel], je suis plus décisif. C’est grâce à mon nouveau rôle. L’entraîneur m’a toujours fait confiance dès le premier jour où je suis arrivé. J’ai toute sa confiance, et j’essaie de la lui rendre sur le terrain."
Avec un Dembélé au sommet de sa forme, le Paris Saint-Germain va jouer une sorte de finale avant l'heure face au Bayern au Mercedes Benz Stadium. En attendant d’être peut-être titularisé, l'ancien Rennais va vivre un match spécial, l'un des rares cette saison pour Paris à pouvoir être placé sous le signe de la revanche. Le 26 novembre dernier, en phase de ligue de la Ligue des champions, les Allemands l'avaient en effet emporté 1-0. Dembélé, lui, avait été expulsé avant l'heure de jeu.
"On a une petite revanche à prendre", abonde le joueur. "On sait que ce sera un match difficile, mais on est bien plus forts qu’en novembre. Beaucoup de choses ont changé, les joueurs ont élevé leur niveau, et moi aussi. On a considérablement amélioré notre jeu. On sait ce qu'il faut faire sur le terrain pour battre n’importe quelle équipe."