Quand on repensera à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025™ dans quelques années, on se souviendra sans équivoque que les équipes d'Amérique du Sud y auront brillé de mille feux. Et on se souviendra à coup sûr de Jhon Arias, le talisman du Fluminense FC.
Le milieu de terrain colombien rayonne aux États-Unis et ce lundi 30 juin, il a encore livré une prestation ébouriffante lors du succès 2-0 de "Flu" en huitième de finale du tournoi contre le FC Internazionale Milano, pourtant vice-champion d'Europe en titre.
Parmi ses nombreux gestes décisifs contre les Intéristes, Arias est notamment à l'origine du centre qui a permis à son compère Germán Cano d'ouvrir la marque à bout portant, dès la 3e minute. Ce but s'est plus tard révélé être le tournant d'une partie que Jhon Arias a de nouveau terminé dans la peau de Joueur du match. Le Colombien avait en effet déjà reçu cette récompense à deux reprises lors de la phase de groupes.
"Je suis heureux, heureux qu'on se soit qualifiés, heureux de ce prix qui est le fruit du travail et des efforts", a réagi Arias au micro de la FIFA. "On a livré un excellent match. On a affronté un excellent adversaire, l’Inter, qui est une puissance mondiale. Et on s'en sort avec une qualification très importante. C’est très important pour le club, pour le Brésil et pour l’Amérique du Sud. Alors maintenant, on va profiter, avec la famille, avec nos fans parce que c’est une récompense pour tout le monde."
Sous les feux de la rampe à sa sortie du terrain, Jhon Arias s'est rapidement évertué à minimiser son impact et à détourner l'attention médiatique de sa seule prestation. Pour le Colombien, ce succès est avant tout collectif et même national : "Pour moi, c'est toute l’équipe qui a joué un excellent match, on a réussi un match complet. Comme je l’ai dit, c’était une partie exigeante, donc je dédie cette victoire à mes coéquipiers, à notre staff technique et à nos dirigeants, car je crois qu'aujourd’hui, on a rendu tout le Brésil fier."
Grâce à l'exploit de "Flu", le peuple auriverde aura maintenant deux raisons de vibrer lors des quarts de finale puisque le club carioca a rejoint les Paulistes du SE Palmeiras, qualifiés samedi au détriment de leurs compatriotes de Botafogo. Alors que ces derniers affronteront le Chelsea FC, Fluminense se rendra quant à lui du côté d'Orlando, vendredi 4 juillet, pour y défier Al Hilal, vainqueur de Manchester City à la surprise générale (4-3 a.p.). Désormais à trois matches d'un possible sacre, Jhon Arias et ses partenaires n'ont toutefois pas l'intention de se projeter outre mesure.
"On y va étape par étape", a jugé bon de préciser l'international colombien. "Nous voilà en quart de finale. Peu importe l’adversaire suivant, on sait que ce sera également difficile. Alors, on avance pas à pas, avec humilité, les pieds sur terre, en sachant que c’est un tournoi très exigeant et qu'on ne va affronter que des adversaires très compétitifs à partir de maintenant. On doit simplement continuer à travailler parce qu'on a une chance [d'aller plus loin dans le tournoi]."
S'il a bien fait comprendre qu'il ne souhaitait pas se projeter trop loin dans le futur, l'ancien joueur de l'Independiente Santa Fé s'est tout de même autorisé à répondre à une question sur la possibilité de soulever le trophée au MetLife Stadium de New York New Jersey, le 13 juillet prochain.
"Ce serait un rêve, à titre personnel, pour l’équipe, pour tout un pays et tout un continent", a déclaré le joueur. "On représente toute l’Amérique du Sud. On représente nos cultures, nos racines, donc c’est une récompense collective et un rêve. Je crois que tous ceux qui aiment le football dans cette région du monde en rêvent."
Et le football a ça de magnifique qu'il suffit parfois d'une épopée héroïque pour voir soudain s'effriter la frontière qui sépare les rêves de la réalité.