Buteurs : Désiré Doué (78') et Ousmane Dembélé (90'+6)
Qui pourra arrêter le Paris Saint-Germain en 2024/25 ?
Certainement pas le FC Bayern München, qui malgré des intentions conquérantes et de nombreuses occasions, est finalement reparti bredouille du Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta, samedi, éliminé par des Parisiens réalistes et héroïques, à défaut d'être dominateurs.
Au terme d'une rencontre folle, digne d'une finale, les deux équipes se sont rendues coup pour coup, avec, pour chacune, des temps forts et des temps faibles. Pour les Bavarois, le pic de chaleur a eu lieu en fin de première période, mais "Gigio" Donnarumma, attendu au tournant après un début de tournoi fort tranquille, a sorti le grand jeu, avec un arrêt réflexe décisif sur une ouverture d'Aleksandar Pavlović que Jamal Musiala n'est pas parvenu à reprendre.
Le PSG a fait le dos rond puis a retrouvé des couleurs au retour des vestiaires. "On fire", Bradley Barcola a été tout proche d'ouvrir le score à 49e minute mais lui aussi est tombé sur un portier aux gants de fer nommé Manuel Neuer. Le gardien de but allemand s'est ensuite troué sur une relance à la 74e minute, mais Ousmane Dembélé, entré en jeu quatre minutes plus tôt, n'a pas su en profiter, sa reprise flirtant avec le poteau gauche munichois.
Les hommes de Luis Enrique ont finalement arraché leur ticket pour le dernier carré grâce à l'inévitable Désiré Doué. Déjà auteur d'un doublé décisif le 31 mai lors du succès parisien face au FC Internazionale Milano en finale de la Ligue des champions de l'UEFA (5-0), l'ex-Rennais a choisi le meilleur moment pour inscrire son premier but au Mondial des clubs, son 16e de la saison. A la 78e minute, le natif d'Angers a signé une frappe sèche du gauche à l'entrée de la surface, validant à merveille le travail de récupération exceptionnel de João Neves avant le but.
Les Franciliens – qui restaient sur quatre revers de rang sans but face au Bayern – auraient pu s'offrir une fin de partie paisible, mais Willian Pacho (81e) puis Lucas Hernández (90+2e) ont vu rouge pour des gestes dangereux, laissant leurs coéquipiers se débrouiller à dix puis à neuf. Au fil des minutes, l'air d'Atlanta est devenu irrespirable sous la pression de l'attaque munichoise, menée par un Harry Kane des grands soirs.
Contre vents et marées, les champions d'Europe sont finalement parvenus à faire le break dans le temps additionnel, grâce au retour fracassant de Dembélé qui a d'abord tapé la barre avant de tirer du droit sans contrôle, servi sur un plateau par Achraf Hakimi (90+6e).
Pour connaître la suite du livre passionnant de la saison 2024/25 du PSG, rendez-vous le 9 juillet en demi-finale, face au Real Madrid C. F. ou au Borussia Dortmund à New York New Jersey.
"C'était un match avec beaucoup d'intensité, beaucoup de duels. Ça fait partie du football. Il y a des matches comme ça où il faut se bagarrer sur le terrain. On a montré un grand état d'esprit encore aujourd'hui. On a gagné, c'est le principal. On avait perdu chez eux en début de saison. C'était important pour nous aussi de prendre cette revanche."
Désiré Doué (Paris Saint-Germain), élu Joueur du match, au micro de DAZN
"Les cartons rouges, c'est toujours des petites erreurs qu'on doit régler. C'est des détails qui font vraiment la différence. Quand tu es un joueur de plus, un joueur de moins, ça change beaucoup de choses. Après les rouges, j'ai regardé mes coéquipiers. Je voyais tout le monde dire qu'on allait défendre jusqu'au bout. Là, j'étais sûr qu'on allait gagner ce match. On a vu l'attitude. Même à 10, à 9, on a continué d'essayer de jouer. On a marqué un deuxième but avec des joueurs de moins. C'est ça, la mentalité de l'équipe. Notre coach a beaucoup travaillé sur ça."
Marquinhos, capitaine du Paris Saint-Germain, au micro de DAZN
"Il faut d'abord digérer [cette défaite]. Il y a eu de tout dans ce match. On a bien joué et on s'est bien battus. En première mi-temps, on les a maîtrisés. La façon dont on a joué les a forcés à prendre moins de risques en deuxième mi-temps, ils se sont beaucoup plus appuyés sur les longs ballons. On a commis une ou deux erreurs, mais on a aussi eu de belles occasions. Bien jouer n'est pas forcément bien payé dans le football. On était tellement concentrés sur notre objectif d'atteindre le prochain tour que c’est très difficile d'accepter de devoir faire nos valises."
Thomas Müller, attaquant du Bayern Munich
"C’était deux top équipes. Au final, ce genre de matches se joue sur de petits moments. Ces moments ne nous ont pas été favorables, et c'est comme ça qu’on perd le match. On n’a jamais abandonné et j'ai cru jusqu'au coup de sifflet final qu’on pouvait marquer le but égalisateur. On aurait pu éviter d'encaisser le deuxième but, on a peut-être poussé un peu trop sans réfléchir à défendre à ce moment-là."
Konrad Laimer, défenseur du Bayern Munich
Désiré Doué (Paris Saint-Germain)