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L'influence de Zidane à la Juventus et au Real Madrid

FIFA
  • Zinedine Zidane a remporté son premier titre The Best – Joueur de la FIFA en 1998 quand il était à la Juventus
  • Il a gagné la Ligue des champions 2002 au Real grâce à l'un des plus beaux buts de l'histoire
  • En tant qu'entraîneur, il a remporté trois C1 de suite avec les Merengues

Zinedine Zidane n’a pas seulement été l’un des joueurs les plus talentueux de sa génération : il a marqué son époque dans deux clubs mythiques, le Juventus FC et le Real Madrid C. F., qui s’affronteront ce mardi 1er juillet en huitièmes de finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025™. Son style, sa personnalité et son influence – aussi bien sur le terrain que dans le vestiaire – continuent de résonner plus de vingt ans après ce transfert retentissant qui bouleversa le football européen en 2001.

Zidane rejoint la Juventus en 1996 en provenance des Girondins de Bordeaux, au moment où la Vieille Dame cherchait à s’imposer définitivement sur la scène européenne après le départ de Roberto Baggio. Sous la houlette de Marcello Lippi, Zizou n’a pas mis longtemps à dévoiler son génie : un contrôle de balle soyeux, une vision de jeu supérieure, un pied gauche velouté et un calme à toute épreuve qui rassurait toute l’équipe. À Turin, il remporte deux Scudetti (1996/97 et 1997/98), une Supercoupe d’Italie, une Supercoupe d’Europe de l'UEFA et une Coupe Intercontinentale. Il dispute également deux finales consécutives de Ligue des champions de l'UEFA (1997 et 1998), toutes deux perdues.

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"Zizou, tu savais qu’à tout moment il pouvait inventer quelque chose qui changerait le cours du match", se souvenait Alessandro Del Piero dans un live Instagram il y a quelques années. Son ancien coéquipier soulignait aussi sa sérénité : "C’était un leader silencieux. Pas besoin de crier. Il jouait et tout le monde comprenait ce qu’il fallait faire."

En cinq saisons, Zidane dispute 212 matches officiels avec la Juve, inscrit 31 buts et délivre une multitude de passes décisives, souvent invisibles dans les statistiques mais déterminantes sur le terrain. Ce passage turinois fut fondamental pour polir un talent déjà reconnu en France, qui s’apprêtait à remporter le trophée The Best – Joueur de la FIFA en 1998 (le premier, avant ceux de 2000 et 2003) après avoir mené les Bleus à la victoire en Coupe du Monde.

À la Juve, Zidane a un impact à la fois technique et symbolique. Il incarne une certaine idée du jeu : patience, finesse, intelligence, capable de briser même les défenses les plus hermétiques du football italien. Mais en 2001, sa trajectoire prend un tournant majeur, qui change le destin du Real Madrid.

Cet été-là, Florentino Pérez, fraîchement réélu à la présidence du club, lance sa politique des Galácticos avec un transfert historique : 77,5 millions d’euros pour faire venir Zidane dans la capitale espagnole, aux côtés de Figo, Raúl et d’autres stars. C’est le transfert le plus cher de l’histoire à l’époque – un coup de tonnerre qui va transformer l’économie du football et le Real Madrid lui-même.

À Madrid, Zidane ne tarde pas à justifier l’investissement. Il apporte une dose d’élégance dans un vestiaire déjà peuplé de stars, et laisse surtout une image éternelle : sa volée du gauche en finale de la Ligue des champions 2002, face au Bayer Leverkusen à Glasgow, sur une passe de Roberto Carlos. L’un des plus beaux buts de l’histoire de la C1, celui de la neuvième Coupe d’Europe du club.

En cinq saisons au Real, Zidane dispute 227 matches, inscrit 49 buts et régale les supporters de séquences magiques, de gestes inspirés et de passes décisives qui font des Galácticos une équipe d’une autre dimension.

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La légende Alfredo Di Stéfano disait de lui : "Il contrôle le ballon comme s’il avait des gants de soie. C’est un spectacle vivant. Rien que pour lui, ça vaut le coup d’aller au stade. C’est l’un des meilleurs que j’aie vus de ma vie."

L’influence de Zidane est telle qu'elle ne s’arrête pas à sa retraite en 2006. Il revient au club comme ambassadeur, conseiller, entraîneur de la Castilla, puis de l’équipe première. Et depuis le banc, il continue à écrire sa légende : trois Ligues des champions consécutives (2016, 2017, 2018), preuve que sa vision du jeu dépasse largement ce qu’il faisait ballon au pied.


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Aujourd’hui encore, le transfert de Zidane en 2001 reste une référence, non seulement pour son montant, mais pour ce qu’il a représenté : un tournant pour la Juventus, qui a su rester compétitive en réinvestissant intelligemment, et une nouvelle ère pour le Real Madrid, qui s’est offert un meneur de jeu unique et une icône mondiale.

Plus de vingt ans après, la trace laissée par Zidane reste intacte : celle d’un mythe, d’un artiste du jeu et d’un symbole d’une génération. La preuve éclatante qu’au sommet du football, l’élégance peut tout conquérir.


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