Buteur : Paulinho (100')
Les huitièmes de finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025™ ont commencé par un choc enflammé et serré entre deux formations brésiliennes qui aura mis du temps à basculer. Entre le SE Palmeiras et Botafogo, il a en effet fallu attendre la première période de la prolongation pour voir la partie se décanter. Auteur d'un crochet foudroyant en pleine surface suivi d'un tir habilement placé dans le petit filet, Paulinho a tout changé (100'). L'ancien de Leverkusen a tout simplement permis au club de São Paulo de forcer le barrage vers un quart de finale où il retrouvera le vainqueur du choc à venir entre le SL Benfica et le Chelsea FC.
Si l'on prend le match dans son ensemble, cette qualification apparaît comme tout sauf imméritée. Palmeiras aura en effet globalement dominé les débats lors du premier acte, mais comme le Seattle Sounders FC, le Paris Saint-Germain et l'Atlético de Madrid au cours du premier tour, O Verdão s'est d'abord cassé les dents sur la défense robuste et parfaitement organisée des Cariocas. Bien que plus offensifs, les Paulistes ont beaucoup tenté, mais jamais dans des positions idéales. En conséquence de quoi, les cinq premiers tirs de Vitor Roque et de ses partenaires ont tous filé hors du cadre.
Pour voir le match enfin s'ouvrir, il a fallu attendre la fin du premier acte. Jusqu'alors très discrets aux avant-postes, les joueurs de Botafogo ont profité d'une incursion de Marlon Freitas pour inquiéter Weverton, le gardien adverse, mais l'ancien joueur de Fluminense a trop croisé son tir. Derrière, le public de Philadelphie a cru au but quand la frappe puissante de Richard Ríos est venue faire trembler le petit filet supérieur de John, le portier carioca. Le ballon a cependant fini sa course au-dessus des cages de Palmeiras.
Le deuxième acte a alors commencé comme le premier s'était terminé et John a pu commencer sa démonstration. Le gardien de Botafogo a d'abord stoppé une tentative lointaine d'Estêvão en plongeant parfaitement sur sa droite (47') avant de s'interposer de nouveau face à Vitor Roque (55'). C'est sur une reprise de la tête puissante et cadrée de Maurício que le portier s'est surtout révélé impressionnant en détournant le ballon qui filait sous sa barre transversale d'une parade réflexe (73').
S'il a de nouveau réalisé un exploit en plongeant parfaitement sur sa gauche sur une frappe sèche de Richard Ríos en début de prolongation (97'), John n'a finalement rien pu faire sur le numéro de soliste de Paulinho. Botafogo a eu beau tenter le tout pour le tout, les hommes de Renato Paiva n'ont jamais su prendre en défaut une équipe de Palmeiras qui a pourtant terminé à dix après l'exclusion du capitaine Gustavo Gómez. Au terme d'un match serré, les "Vert et Blanc" sont officiellement devenus les premiers qualifiés pour les quarts de finale du Mondial des clubs.
"Je ressens beaucoup d’émotions, c’était un match très difficile contre une équipe très compétitive. Je savais que le match se calmerait un peu pendant la prolongation et qu’on devrait changer le cours du jeu. Deux minutes avant le but, j'ai dit à Mayke qu’on avait besoin d’un tir à ras de terre, parce que le gardien était très bon sur nos tirs en hauteur. J’ai eu cette opportunité et ça me donne encore plus de confiance. Je traverse une période difficile, avec ma blessure, je ressens encore la douleur, mais c’est un pas de plus dans cette Coupe du Monde."
Paulinho, buteur pour Palmeiras
"On se bat et on n’abandonne jamais. On travaille toujours pour ces moments-là. J’ai dit aux joueurs que si on jouait comme à l’entraînement, c’est sûr qu’on allait mieux jouer qu’au dernier match. Je voudrais remercier mes joueurs pour tous leurs efforts. On a fait un match extraordinaire. Je pense qu'on a été très bons pendant les 90 minutes et la prolongation. Lorsqu’on devait souffrir, on a souffert ensemble avec un joueur en moins. On le mérite parce qu’on travaille beaucoup. En tant qu’équipe, en tant qu’entraîneur, on aime apprendre de nos erreurs. Mais maintenant, on est là et on va se battre jusqu’au bout pour réaliser notre rêve."
Abel Ferreira, entraîneur de Palmeiras au micro de DAZN
John (Botafogo)