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Pour éliminer Paris, Miami a conscience qu'il lui faudra jouer sans peur

FIFA
  • Les huitièmes de finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025™ ont placé le Paris Saint-Germain et l'Inter Miami CF l'un face à l'autre
  • L'entraîneur des Floridiens Javier Mascherano et son joueur Federico Redondo se sont livrés avant la rencontre
  • Pour espérer se qualifier, les deux hommes s'accordent à dire que leur équipe devra jouer sans peur et avec beaucoup de courage

Ce dimanche, Atlanta va devenir le théâtre d'un duel électrique qui s'annonce inoubliable. Le magnifique Mercedes-Benz Stadium sera ainsi le point de contact entre deux mondes que beaucoup de choses opposent. D'un côté, on retrouve le très séduisant Paris Saint-Germain, champion d'Europe en titre. De l'autre, se dresse le surprenant Inter Miami CF, force montante d'une Major League Soccer (MLS) en pleine croissance où l'immense Lionel Messi, ancien Parisien, a trouvé refuge en 2023.

Si les retrouvailles de la Pulga avec le club de la capitale française cristallisent toute l'attention, le duel a une valeur bien plus grande pour le club floridien qui peut vivre un moment d'histoire contre le PSG et grandir encore. "Ce qui est magnifique avec ce match, c'est que nous avons gagné le droit de le jouer", a déclaré l'entraîneur Javier Mascherano lors de la conférence de presse précédant la rencontre. "Au début, il semblait très difficile d'avoir cette opportunité, mais l'équipe a bien joué et l'a mérité."

Après avoir résisté d'entrée aux velléités offensives du géant d'Égypte qu'est l'Al Ahly FC (0-0), Miami a réalisé l'exploit de renverser le FC Porto (2-1) avant de composter son billet pour la phase à élimination directe en contenant la révolte tardive du SE Palmeiras (2-2). En bouclant le premier tour invaincu, le club des États-Unis a surpris son monde par sa capacité à rivaliser avec des équipes venues des quatre coins du monde et a fait montre d'un sacré caractère. Avec Lionel Messi pour la guider, l'équipe floridienne a su poser sa marque sur un tournoi où elle a déjà dépassé ses propres attentes.


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Une nouvelle fois, les pronostics placent l'Inter Miami au pied du mur face à Paris et font de l'équipe floridienne l'incontestable outsider du duel. "Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que nous sommes l'équipe la plus faible", ne conteste pas un Mascherano lucide. "Mais ne nous éliminez pas avant l'heure, nous nous battrons, rien n'est joué d'avance. Nous avons beaucoup travaillé. Nous devons faire le meilleur match possible, contre un adversaire largement supérieur. Nous affrontons une équipe qui a démontré qu’elle n’était pas infaillible, qu’il n’existe pas d’équipe parfaite, et qu’il est possible de lui faire mal. Nous devons trouver comment profiter du peu d’occasions qu'on aura."

"Pour nous, il est clair qu'on devra continuer à faire ce qu'on a fait jusqu’à maintenant", a pour sa part déclaré l'Argentin Federico Redondo à la FIFA. "On doit réussir le match parfait. On aura intention d’avoir le ballon, mais face à une équipe de cette envergure et de cette qualité, on risque d'être toujours dominés. Ça va nous obliger à jouer un football beaucoup plus défensif, et on essaiera de le faire de la meilleure façon possible."


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Depuis que Luis Enrique a pris la tête du Paris Saint-Germain en 2023, juste après le départ de Messi, le club français n'a fait que monter en puissance. Après un autre départ majeur l'an passé, celui de Kylian Mbappé, l'entraîneur a mis sur pied un collectif implacable qui lui a permis de remporter la Ligue des champions de l'UEFA contre le FC Internazionale Milano de la manière la plus éclatante qu'on puisse imaginer : par un succès 5-0 en finale. Dans une équipe où le ballon circule de manière fluide à tous les recoins du terrain, chaque joueur attaque et défend. Oui, le défi pour Miami s'annonce immense.

"On va continuer à travailler de la même manière. Les attaquants nous aident, que ce soit Lucho [Luis Suárez] ou Leo [Messi], chacun marque un joueur, ce qui nous aide beaucoup au milieu. Ils [les Parisiens] ont des joueurs capables de nous déstabiliser en un contre un, ils jouent les uns pour les autres. On devra réussir un match où il faudra beaucoup de sacrifices", prédit Redondo.

"Nous devrons être très, très compacts défensivement", lui emboîte le pas son entraîneur qui a très certainement étudié de près la manière dont Botafogo avait fait déjouer Paris en phase de groupes (1-0)."Il faudra qu'on soit proches les uns des autres, ne pas laisser d'espaces [...] Mais quand nous aurons la balle, il faudra avoir du courage pour jouer. Il ne faudra pas que le ballon nous brûle les pieds, sinon, notre adversaire va nous punir en jouant son jeu, nous submerger et pratiquement jouer dans notre surface."


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Comme plusieurs de ses joueurs, Javier Mascherano connaît la philosophie et l’identité de jeu de Luis Enrique sur le bout des doigts, et pour cause : "Masche", Jordi Alba, Sergio Busquets, Lionel Messi et Luis Suárez ont tous évolué sous les ordres du technicien. Ensemble, ils ont notamment remporté la Ligue des champions en 2014/15 avec le FC Barcelone. "C’est une équipe qui ne changera pas sa manière de jouer", prédit Mascherano. "Connaissant son entraîneur, c’est même tout le contraire : lui accélère dans les virages. S'il y a quelque chose qui ne changera jamais chez lui, c’est bien son style, sa manière de jouer [...] Contre ce genre d’équipes, le gros problème c'est ça : il faut faire en sorte de ne pas être constamment sous pression. Pour y arriver, jouer avec de la personnalité sera fondamental."


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