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Renato Gaúcho : "Thiago Silva est comme un deuxième entraîneur"

FIFA
  • Renato Gaúcho a mené Fluminense jusqu’en demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs
  • Il estime que son équipe a prouvé que les sceptiques avaient tort lors de ce tournoi
  • Il a notamment souligné les mérites de Jhon Arias, Fábio et Thiago Silva dans un entretien avec la FIFA

Les supporters du Fluminense FC ont vu leurs plus beaux rêves devenir réalité à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025™, alors que leur équipe s’apprête maintenant à disputer une demi-finale.

Selon l’entraîneur Renato Gaúcho, peu de gens auraient prédit que son équipe irait aussi loin dans le tournoi, admettant qu’ils s’attaquent à plus forts qu’eux, étant donné les moyens financiers des autres demi-finalistes.

Malgré cela, Flu affrontera le Chelsea FC au MetLife Stadium de New York New Jersey ce mardi, avec pour objectif une place en finale de la première Coupe du Monde des Clubs. En revanche, peu importe le résultat de la demi-finale, les supporters du club brésilien pourront être fiers du parcours historique du Tricolor, qui est la dernière équipe non-européenne toujours dans la compétition.

Dans une interview accordée à la FIFA, Renato Gaúcho a discuté des bonnes performances des quatre clubs brésiliens, qui ont mis en lumière le football domestique à l’échelle internationale, tout en saluant plusieurs de ses stars.

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FIFA : Fluminense est la seule équipe non-européenne toujours dans la compétition. À quel point cela vous rend-il fier ?

Renato Gaúcho : Beaucoup de gens ne croyaient pas en nous, et maintenant on est en demi-finale. En ce moment, Fluminense fait partie des quatre meilleures équipes du monde. Je dis toujours [aux joueurs] qu’il ne faut pas remettre à demain ce qui peut être fait aujourd’hui, parce qu’on ne sait jamais quand une telle opportunité se présentera à nouveau. On doit écrire une page d’histoire, et c’est ce qu’on fait. Avec tout le respect que je dois à Chelsea, on ne veut pas s’arrêter ici. On va faire tout ce qu’on peut psychologiquement, physiquement, techniquement, tactiquement… On doit tout donner dans ce match. Beaucoup de gens pensaient qu’on ne pouvait pas le faire, mais on est en demi-finale.

Osez-vous rêver de soulever le trophée ?

On doit continuer de rêver, mais une étape à la fois. Ça a été notre approche dès que nous sommes arrivés ici. On veut gagner le tournoi, mais on sait à quel point ce sera difficile. Chelsea veut la même chose que nous : se qualifier pour la finale. On connaît notre niveau et ce sera un test contre eux. Après ça, on pourra peut-être commencer à penser au trophée.


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Lorsque vous êtes arrivé à Fluminense en avril et commencé les préparations pour la Coupe du Monde des Clubs, avez-vous pensez que vous pourriez vous rendre aussi loin ?

J’ai toujours cru en ce groupe, mais on apprend des choses durant le tournoi. C’est difficile de rivaliser avec les clubs européens sur le plan financier. Ça ne veut pas dire qu’ils gagnent automatiquement en revanche, parce que les matches se gagnent et se perdent sur le terrain. Cependant, lorsque vous pouvez aligner un effectif de haut niveau, une bonne équipe, pleine de joueurs internationaux, vous avez de grandes chances de gagner. Mais on a démontré que malgré le fait qu’on s’attaque à plus fort que nous, comme je le dis toujours, ce qui compte vraiment c’est la mentalité sur le terrain.

Depuis qu’on est arrivés aux États-Unis, je dis aux joueurs : "On n’est pas venus ici en vacances." On respectera tous nos adversaires, on sait à quel point ce sera difficile, mais on doit croire en nous. J’ai travaillé sur cet aspect psychologique avec les joueurs. On est ici et on doit s’engager pleinement, on doit être compétitifs. Sur le terrain, c’est 11 contre 11. Les clubs européens sont mieux équipés pour réussir, mais ce qui compte c’est la mentalité sur le terrain, et ce groupe a le bon état d'esprit. C’est en ça que j’ai confiance. On va continuer à y croire et à écrire l’histoire.

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Thiago Silva a marqué les supporters de trois des quatre demi-finalistes de la Coupe du Monde des Clubs. À quel point son expérience a-t-elle été importante dans votre parcours historique ?

Son expérience a été vitale. Il a joué plusieurs Coupes du Monde et a longtemps joué dans quelques-uns des plus grands clubs européens. Il est crucial pour nous. Il a une grande expérience, c’est comme avoir un entraîneur sur le terrain. Il guide ses coéquipiers tactiquement sur le terrain et il a beaucoup à dire sur nos adversaires les plus coriaces, car il les a déjà affrontés. Vu comme il joue, même s’il a [40 ans], il pourrait encore aller à la Coupe du Monde de la FIFA 26™.

Fábio est un autre de vos vétérans qui connaît un grand tournoi. Vous avez pris votre retraite en 1999 et il en était à sa deuxième année en pro. Que pensez-vous de son niveau ?

Mon Dieu, il a été incroyable à tous les niveaux. Il travaille fort et c’est un grand professionnel, l'un des leaders du groupe. Fábio a fait de gros arrêts pour nous permettre de rester dans le match à plusieurs reprises. Il est essentiel à cette équipe et aide ses coéquipiers à rester calmes. C’est l’un des piliers du groupe.

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Et que pouvez-vous nous dire de Jhon Arias ?

Il gagne en confiance à chaque match. Il a reçu beaucoup de compliments bien mérités et ça l’a rendu plus confiant, parce qu’il prend encore plus de responsabilités sur ses épaules. Il fait un excellent tournoi. C’est le genre de joueur qui inquiète toujours les adversaires.

Comment décririez-vous Renato l’entraîneur ?

J’essaie de transmettre toute mon expérience de joueur à mes joueurs. Je travaille beaucoup sur l’aspect tactique du jeu, mais j’essaie de ne pas être le genre d’entraîneur qui prend toutes les décisions seul. C’est logiquement moi qui ai le dernier mot, mais j’essaie de parler avec les leaders du vestiaire. J’aime les écouter et échanger des idées avec eux. Quand ils adhèrent à un système mis en place avec l’entraîneur, on voit que les joueurs s’investissent davantage sur le terrain. Cette liberté est cruciale. J’aime que mes joueurs se sentent à l’aise et valorisés, vous savez ? Je veux qu’ils puissent échanger des idées avec moi.

Quel message voulez-vous que les performances de Fluminense envoient au monde du football ?

L’argent vous aide à construire un grand effectif et vous donne de meilleures chances de gagner un tournoi, mais ce qui compte c’est la mentalité des joueurs sur le terrain, l’engagement des joueurs et le dialogue entre l’entraîneur et les joueurs. Mais je crois que le principal message qu’envoie Fluminense est que les gens doivent respecter le football brésilien. Je crois que Fluminense, tout comme Botafogo, le CR Flamengo et le SE Palmeiras, ont tous réalisé de belles performances durant cette Coupe du Monde des Clubs et ont remis le football brésilien sur le devant de la scène.

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