Encore une fois, la séance de shootout a ruiné les espoirs des Red Panthers, vendredi, en demi-finales de l'Euro de hockey sur gazon contre l'Allemagne. Le sélectionneur Rein van Eijk et son staff avaient pourtant travaillé cet exercice.
Qualifications pour les Jeux Olympiques de Rio 2016 et Tokyo 2021, demi-finales et match pour le bronze aux Jeux de Paris 2024, pour ne citer que quelques exemples marquants: la séance de shootout a souvent mis fin au rêve des joueuses belges. "Je pense que des filles ont une cicatrice avec ça", a confié Stephanie Vanden Borre, samedi. "J'ai déjà perdu beaucoup de shootout qui étaient importants. Je ne sais plus quoi dire par rapport à ça. On s'entraîne bien, mais il y a un truc quand ils arrivent..."
En poste depuis janvier, Van Eijk a tenté "une nouvelle approche". "Il a essayé de nous expliquer qu'on doit rentrer le plus rapidement possible dans le cercle parce que c'est là que la gardienne est vulnérable", a expliqué Camille Belis, qui souligne que les shootouts manqués de vendredi "étaient à ça de rentrer": celui d'Ambre Ballenghien a été annulé pour un backstick, celui d'Astrid Bonami a frôlé le poteau et celui de Delphine Marien a franchi la ligne quelques centièmes de seconde après le gong des 8 secondes.
Van Eijk veut également "essayer de réduire la pression inutile". "Nous sentons que cela permettra aux filles, et à l'équipe en général, de mieux exploiter leurs compétences." Le sélectionneur a constaté que les shootout belges étaient dangereux, mais n'ont pas abouti. "Était-ce parce que nous étions trop fatigués? Était-ce un problème mental? Peut-être un problème technique? Nous avons plusieurs questions à nous poser, mais oui, c'est certainement un sujet sur lequel nous devons continuer à travailler. Mais nous nous améliorons vraiment."