Champion universitaire américain, ancien joueur des Paris Musketeers en European League of Football (ELF), David Richardson II veut transformer le football américain en un sport vraiment mondial. À travers son agence Plymkr, il ambitionne de créer un écosystème global d’opportunités, en connectant les jeunes talents, les ligues européennes et les joueurs NFL. Rencontre avec un joueur/entrepreneur visionnaire.

Originaire de Rockwall, au Texas, David Richardson commence le football américain à 6 ans. Après avoir joué à l’Université de Tulsa puis à Fullerton Junior College en Californie, il rejoint l’Université de West Florida, où il remporte un titre national NCAA Division II.

Mais alors qu’il vise la NFL, la pandémie de COVID-19 change la donne. Face à l’incertitude, il explore une voie alternative : jouer en Europe. Il signe d’abord en Hongrie avec les Budapest Wolves, où il devient champion dès sa première saison. Puis direction le Mexique pour quatre années ponctuées d’un nouveau titre et d’une sélection All-Pro.
C’est à Paris, avec les Paris Musketeers, que sa carrière prend un nouveau tournant :
"Paris a changé ma vie. Ce n’était plus juste du football. C’était une mission."
En 2024, à l’issue de sa carrière de joueur, David Richardson fonde PLYMKR, un mouvement de développement et de représentation centré sur les athlètes de football américain. Plus qu’une simple agence, PLYMKR se veut un pont entre les continents, un moteur d’impact et de structuration du sport à l’échelle mondiale.
"Prayed for the League, He gave me the world." – "J’ai prié pour intégrer la ligue (NFL). Dieu m’a donné le monde."
Cette phrase est devenue le mantra de la marque, reflet de l’expérience personnelle de son fondateur. L’ambition est claire : créer des passerelles entre les jeunes talents internationaux et les universités américaines, soutenir les joueurs NFL dans le développement de leur image à l’international, et structurer l’essor du football dans les marchés émergents à travers des camps, des académies et des infrastructures adaptées.
David Richardson insiste toutefois : PLYMKR n’a pas vocation à remplacer les agents existants. Même si le projet évolue naturellement vers un rôle d’agence, il veille à éviter tout conflit avec les représentants déjà en place :
"Mon but, c’est d’amplifier les opportunités, pas de concurrencer les agents."
Aujourd’hui, il travaille avec des joueurs NFL comme Chris Paul (Washington Commanders), DeShon Elliott (Pittsburgh Steelers), Anfernee Orji (Tennessee Titans) et Jaxon Smith-Njigba, le jeune receveur star des Seattle Seahawks, qu’il a notamment accompagné à Paris cet été.
Pour Richardson, le développement global du football passe aussi par l’ancrage local. À travers PLYMKR, il souhaite bâtir un écosystème où le flag football, la formation des coachs, l’accès aux équipements et la visibilité des jeunes deviennent des leviers durables.
"C’est une mobilisation collective. On rassemble chaque ressource possible pour que le football devienne vraiment un sport mondial."
Pour Richardson, la France est un territoire prometteur, notamment depuis le lancement des Paris Musketeers en ELF et leur partenariat avec les New Orleans Saints.
"Je suis persuadé qu’un match NFL aura lieu ici dans les prochaines années. Et j’aimerais organiser une rencontre universitaire à Paris pour inspirer les jeunes."
Avec Plymkr, il veut aider à former les coachs, structurer les clubs, rendre le sport accessible et développer une véritable culture du football américain en France.
L’agence cible aussi le Mexique, l’Afrique, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie.
"Trop de talents hors des États-Unis sont ignorés. Il faut créer de la visibilité, de l’encadrement et des opportunités."
Plus qu’un agent, David Richardson se positionne comme un bâtisseur de passerelles. Il veut aider les joueurs à penser leur carrière de façon globale, à développer leur image, et à utiliser leur plateforme pour impacter des communautés partout dans le monde.
"Le football m’a donné un passeport pour le monde. Je veux offrir ce même passeport à la prochaine génération, peu importe d’où elle vient."