À peine remis de leur succès arraché face aux Philadelphia Eagles, les San Francisco 49ers se projettent déjà vers le Divisional Round. Et à l’heure d’aborder un déplacement périlleux chez les Seattle Seahawks, le discours est clair côté californien : aucune appréhension, bien au contraire.
Parmi les voix les plus affirmées du vestiaire, Jauan Jennings n’a pas cherché à tempérer l’ambition de son équipe. Informé sur le terrain, juste après la victoire contre Philadelphie, de l’identité du prochain adversaire, le receveur a résumé l’état d’esprit des 49ers en une phrase : On ne veut pas attendre ! Seattle, c’est exactement l’équipe que l’on voulait affronter.
Si cette déclaration résonne autant, c’est aussi parce que Jennings sort d’un match marquant. Face aux Eagles, il a été l’un des symboles du renversement de San Francisco dans le quatrième quart-temps, en réussissant une passe de touchdown de 29 yards vers Christian McCaffrey sur la toute première action du dernier acte.
Un jeu audacieux, parfaitement exécuté, qui a changé la physionomie d’une rencontre jusque-là très fermée et relancé définitivement les 49ers dans un Wild Card Game tendu jusqu’au bout (23-19).
Pourtant, le contexte pourrait inciter à la prudence. San Francisco s’était incliné face à Seattle lors de la Week 18, et les Seahawks abordent ces playoffs avec le seed n°1 de la NFC, une défense dominante et l’avantage du terrain au Lumen Field.
Mais loin de calmer les ardeurs, cette configuration semble renforcer la motivation des 49ers. Le discours de Jennings s’inscrit dans une logique claire : en playoffs, la dynamique de janvier prime sur les résultats de décembre.
Ce n’est pas un hasard si Jauan Jennings est au cœur de cette séquence. Déjà auteur d’une passe de touchdown lors du Super Bowl LVIII, le receveur incarne parfaitement ce que recherchent les 49ers en janvier : sang-froid, polyvalence et capacité à répondre présent sur une action clé.
À l’approche du Divisional Round, San Francisco sait que le défi sera immense face à une équipe de Seattle reposée et structurée. Mais le message envoyé est limpide : les 49ers ne veulent pas subir le tableau, ils veulent le provoquer.