Ce sera l'une des affiches de la PFL Lyon le 13 décembre prochain. Le jeune prodige invaincu Boris Mbarga Atangana face au Portugais Guilherme Soares.
D'un côté le Belge, en 7-0 et sur une série de sept victoires par finition, dont la plus récente lors de la PFL Nantes, fin septembre dernier, après un TKO au premier round contre Jhony Gregory. Son adversaire (17-7), reste sur une série de quatre victoires consécutives dont trois au premier round. A quelques semaines de sa prochaine échéance, Boris Mbarga Atangana s'est entretenu avec DAZN.
Ça me fait énormément plaisir parce que je voulais être sur cette carte, je voulais absolument être sur cette carte, peu importe le prix. Quand on m'a dit qu'étant donné que je venais de combattre tout juste à Nantes et que je n'étais pas prioritaire parmi les combattants à faire combattre, ce qui est tout à fait normal, j'ai dit : "OK, ce n'est pas grave." Mais je leur ai laissé quand même une petite note disant que "si jamais vous avez une hésitation, si jamais il y a quelque chose, n'hésitez pas, ne me posez même pas la question, mettez ma photo. Si vous avez un fou du bus qui accepte le combat aussi, nous serons deux fous du bus qui allons nous affronter." Visiblement, ils ont réussi à faire l'improbable, ils ont trouvé un autre fou du bus qui a accepté de me combattre. Je suis très content de combattre sur la même carte que Patrick, Boris et Taylor. Je suis vraiment très content.
Je suis à la ramasse. Je suis à la ramasse, mais c'est pour ça qu'on a signé, c'est pour ça qu'on est professionnel, c'est pour ça qu'on travaille. N'importe quel combattant le dira, il n'y a aucun combattant qui a combattu à 100%. Il y a toujours une petite blessure par ci, par là. Tu développes l'esprit du gladiateur. Gladiateur une fois, gladiateur toujours. Peu importe ce qui va arriver, tu me laisses une main, un pied. Je vais quand même à la guerre.
La Belgique, c'est quelque chose. J'ai hâte d'y revenir. Le public français m'accueille toujours aussi bien parce que j'ai énormément combattu en France. Quand j'arrive en France, je suis comme à la maison. J'arrive, je n'ai pas de pression, je suis traité différemment, bien au contraire même. Je suis vraiment à l'aise. Je suis même parfois surpris que des gens me connaissent.
Je pense et je sais que c'est quelqu'un de très expérimenté, qui a quand même un bon nombre de combats, qui est sur une très, très bonne lancée avec son nombre de victoires actuelles, qui est de quatre, et que je vais devoir arrêter. Son objectif, sa crainte est plus de ne pas tomber au premier round comme les autres. Il va jouer de son expérience pour essayer d'aller au second round, mais il n'ira pas au troisième. Ça, je ne lui permettrai pas. Et même si ça vaut au troisième, ça sera plus malheureux pour lui que pour moi, parce que c'est lui qui va devoir supporter toutes ces frappes.
Franchement, il n'ira pas jusqu'à la troisième minute du premier round.
Ça va faire exactement quatre ans maintenant. Ça va faire un an et quelques mois que je suis professionnel. Ayant des ambitions, des objectifs assez larges et assez grands, assez costauds, je me dois de faire des sacrifices et j'ai sacrifié les vacances. Je ne me plains pas. La situation que je vis me plaît parce que j'ai accompli en peu de temps ce que beaucoup n'ont même pas encore accompli en dix ans de carrière sans vouloir pointer quelqu'un du doigt ou critiquer qui que ce soit. Ce n'est pas facile, que ce soit clair. Ce n'est vraiment pas facile de sacrifier la vie de famille, les vacances, les fêtes, les anniversaires, les mariages. Tout ça, c'est des choses que j'ai choisi de mettre de côté parce que j'ai envie de me donner toutes les chances d'être le meilleur, de montrer au monde que je peux être le plus fort, que je suis le plus fort, que je ne suis pas juste costaud. Non, on n'est pas talentueux, on travaille. On rend tellement le travail facile qu'on a l'impression que c'est juste du talent, c'est juste inné, mais il y a des heures et des années de boulot et maintenant, ça devient des années de sacrifice derrière.
Deux ans, trois ans ? Pourquoi pas l'année prochaine. Deux ans, trois ans, je ne pense pas. Déjà pour l'année prochaine, on a de grosses ambitions. C'est dit, c'est clair, c'est acté, c'est signé. On va sur notre troisième combat avec le PFL. On va probablement rester là encore pour l'année prochaine. Et vu ce qu'on leur a proposé actuellement en termes de performance, on se dit qu'ils vont nous proposer aussi un meilleur statut en tant qu'athlète. Et de ce fait, on va pouvoir mieux s'entraîner, on va pouvoir s'offrir encore plus de déplacements pour pouvoir évoluer. Je vais déjà aller pour la ceinture des poids moyens.
Il ne faut pas cligner des yeux. Vraiment pas. Le temps que tu clignes des yeux, tu prends ton verre d'eau qui est posé sur la table, c'est fini. L'arbitre est déjà en train de sauter pour essayer de m'arrêter. Déjà, quand je rentre dans l'octogone, je deviens sourd. Il n'y a plus que moi et mon coach. Le reste, je ne l'entends pas. Je ne sais pas ce qui se passe. Je suis sourd. Jusqu'à ce que l'arbitre me saute dessus, plus rien n'existe. Je suis donc vraiment dans une bulle fermée.
Je vais combattre en mi-lourd, mais je ne suis pas vraiment le plus lourd dans cette catégorie. Ce n'est pas descendre de catégorie pour y rester. J'ai envie de descendre pour monter et peut-être rafler les ceintures au-dessus. On va commencer d'en bas et monter progressivement.
Ce n'est qu'une question d'expérience. Il n'est pas favori sur le papier, mais il est favori sur plein d'autres domaines. C'est quelqu'un qui a toujours, toujours su prouver le contraire de ce que les gens attendent. On va faire mentir ce qui est marqué sur le papier. Mon pronostic est simple. Je ne le vois pas perdant. C'est un combat important, mais c'est un combat qu'il va pouvoir surmonter. Peut-être pas dominer, mais il va le surmonter.
Patrick qui a ramené la PFL en Belgique pour être politiquement correct. Après nous, on a du monde pour ma part. J'ai profité derrière de l'ascension de Patrick tout en faisant mes propres performances, c'est ce qui a pu me permettre de me démarquer et de me détacher de son image. Maintenant, ce qui nous reste en commun, c'est cette fraternité que nous avons, cette complicité que nous avons au sein de notre équipe, que ce soit avec Patrick ou avec Tarek (head coach). Mais derrière, il y a mes propres performances qui parlent pour moi. Est-ce que ça a été trop vite ? Je ne saurais pas le dire. Je suis encore dans le feu de l'action, je suis encore dans le jus. Mais une chose est sûre, c'est que ce n'est pas volé. C'est largement mérité parce que nous tous, autant que nous sommes dans l'équipe, que ce soit du novice, à l'amateur, au professionnel, nous travaillons tous comme des fous. Les gens n'ont pas idée à quel point nous travaillons. Nous travaillons à ne plus réfléchir. Nous n'arrêtons jamais. Et c'est ça qui nous permet d'avoir cette ascension aujourd'hui. Pour d'autres, ça pourrait paraître facile, mais nous, on sait qu'on se donne les moyens. Et même quand on n'a pas les moyens, on ne veut pas s'arrêter là et se dire: "On n'a juste pas pu". Et on a développé cette discipline-là et cette mentalité-là comme ça, naturellement.