Il s’est entretenu en exclusivité avec DAZN News.
José Aldo : Nous nous entraînons dur. Après mon dernier combat, j’ai pris deux semaines de repos, puis je me suis immédiatement concentré sur la préparation de ce prochain affrontement. Une fois le nom de mon adversaire confirmé, nous avons commencé à l’étudier en détail. Mais comme pour tous mes combats, la préparation se fait toujours de la meilleure manière possible pour livrer une grande performance.
Je n’ai aucun problème avec cette série de victoires. Je pense que tout le monde vise à grimper dans le classement, donc c’est normal. Quant au fait qu’il s’entraîne avec son frère, cela fait partie du jeu.
Pour moi, c’est un adversaire comme un autre. Peu importe où il s’entraîne ou avec qui. Si c’est ce qui doit arriver, je monterai dans la cage et je ferai mon travail du mieux possible.
Aujourd’hui, je peux combattre n’importe où dans le monde grâce au nom que je me suis construit et à l’histoire que j’ai écrite dans le MMA. Je me sens toujours chez moi, peu importe le lieu, car j’ai toujours le soutien du public. Ce sera ma première fois au Canada, mais je sais que j’ai des milliers de fans là-bas. Je ne peux qu’être reconnaissant pour tout l’amour que le peuple canadien me porte.
Oui, j’ai déjà affronté le champion. C’était un combat très serré, et beaucoup de gens m’ont vu gagnant contre Merab. Mais c’est du passé. Il faut lui reconnaître du mérite : il a travaillé dur pour en arriver là, et il continue à gagner ses combats.
Je pense être à un bon âge. J’aborde mon 42e combat professionnel, mais cela ne me pose aucun problème. Je m’entraîne dur tous les jours pour être champion, et c’est pour cela que je suis toujours là, à la recherche d’une deuxième ceinture. Ce combat a une grande importance pour moi. Je veux livrer une grande performance. Je veux montrer qui j’ai toujours été : agressif, déterminé à entrer dans la cage et à finir le combat.
Je ne suis pas sûr de rester dans le MMA après ma retraite. Mes proches le savent. Pour moi, tout tourne autour de ma famille. Je veux vivre pour eux. Je veux aider ma fille et mon fils à réaliser leurs rêves. Il me sera donc très difficile de rester impliqué dans le MMA. Peut-être que j’aiderai un ami ou que j’assisterai à un événement, mais c’est tout. À 100 %, non. Je veux me concentrer sur mes enfants, les soutenir pleinement.
Une fois que je prendrai ma retraite, et pas maintenant, je ne prévois plus de combattre. Si je suis revenu, c’est parce que j’ai senti que je devais le faire, que c’était un appel. C’est pour cela que je m’entraîne dur et que je me consacre à fond. Et non, après ça, ce sera fini. Je ne veux pas faire de boxe, ni quoi que ce soit d’autre. Au mieux, je retournerai à mes racines : le jiu-jitsu. Je vais reprendre l’entraînement de jiu-jitsu, que j’ai toujours aimé. Il n’y a aucun doute là-dessus. Mais ce sera plus un loisir qu’une compétition.
Quand je regarde en arrière et que je vois la légende que je suis devenu à l’échelle mondiale, cela me fait chaud au cœur. J’ai eu une grande carrière : j’ai été champion, j’ai défendu ma ceinture plusieurs fois, j’ai atteint mes objectifs. Alors j’espère qu’un jour, lorsque je prendrai ma retraite, je pourrai dire que j’ai gagné cette seconde ceinture. Je suis très heureux de ce que j’ai accompli. Aujourd’hui, je pense que le monde peut être fan de moi grâce à ce parcours.
Si je gagne ce prochain combat, j’aimerais affronter un grand nom. C’est toujours ce que je recherche. On était très proches d’en affronter un maintenant, mais ça ne s’est pas fait. On verra. Le plus important, c’est de me concentrer sur ce prochain combat, de livrer une belle performance. Ensuite, je pourrai appeler un adversaire bien classé, qui me rapprochera de mon objectif.
Oui, la ceinture est toujours dans un coin de ma tête. Comme je l’ai dit, je m’entraîne et je me réveille en pensant à elle. Quand je vais à la salle, j’ai en tête l’objectif de la décrocher. Je sais que le chemin est encore long, mais je sais ce que je dois faire. Je connais mon potentiel et je crois en ma capacité à redevenir champion. C’est ça qui me pousse à continuer.