Code d'erreur : %{errorCode}

Q&R Exclusif : L’ancien champion poids plume de l’UFC José Aldo vise une seconde ceinture

DAZN
Regardez la Ligue 1 MCDONALD’S sur DAZN

Il s’est entretenu en exclusivité avec DAZN News.

DAZN News : Vous combattez le 10 mai à l’UFC 315 contre Aiemann Zahabi. Comment se passe votre camp d’entraînement ?

José Aldo : Nous nous entraînons dur. Après mon dernier combat, j’ai pris deux semaines de repos, puis je me suis immédiatement concentré sur la préparation de ce prochain affrontement. Une fois le nom de mon adversaire confirmé, nous avons commencé à l’étudier en détail. Mais comme pour tous mes combats, la préparation se fait toujours de la meilleure manière possible pour livrer une grande performance.

Vous affrontez un Zahabi qui reste sur cinq victoires d’affilée, qui est classé, et qui s’entraîne avec son frère Firas, l’ancien coach de Georges St-Pierre. Que pensez-vous de lui ?

Je n’ai aucun problème avec cette série de victoires. Je pense que tout le monde vise à grimper dans le classement, donc c’est normal. Quant au fait qu’il s’entraîne avec son frère, cela fait partie du jeu.

Un pronostic ?

Pour moi, c’est un adversaire comme un autre. Peu importe où il s’entraîne ou avec qui. Si c’est ce qui doit arriver, je monterai dans la cage et je ferai mon travail du mieux possible.

Vous êtes une légende du MMA. Nous avons récemment interviewé Alexandre Pantoja, et il nous a confié que chaque fois que vous combattez, c’est un événement à part. Que c’est un privilège de vous voir à nouveau dans la cage. Vous combattrez à Montréal, mais le monde entier sera derrière le Roi de Rio. Au fond, ne combattrez-vous pas à domicile ?

Aujourd’hui, je peux combattre n’importe où dans le monde grâce au nom que je me suis construit et à l’histoire que j’ai écrite dans le MMA. Je me sens toujours chez moi, peu importe le lieu, car j’ai toujours le soutien du public. Ce sera ma première fois au Canada, mais je sais que j’ai des milliers de fans là-bas. Je ne peux qu’être reconnaissant pour tout l’amour que le peuple canadien me porte.

Vous avez déjà affronté le champion actuel, Merab Dvalishvili. À quel point est-il fort selon vous ?

Oui, j’ai déjà affronté le champion. C’était un combat très serré, et beaucoup de gens m’ont vu gagnant contre Merab. Mais c’est du passé. Il faut lui reconnaître du mérite : il a travaillé dur pour en arriver là, et il continue à gagner ses combats.

Vous avez 38 ans, et ce combat sera votre 42e chez les professionnels. Jusqu’à quand comptez-vous continuer ?

Je pense être à un bon âge. J’aborde mon 42e combat professionnel, mais cela ne me pose aucun problème. Je m’entraîne dur tous les jours pour être champion, et c’est pour cela que je suis toujours là, à la recherche d’une deuxième ceinture. Ce combat a une grande importance pour moi. Je veux livrer une grande performance. Je veux montrer qui j’ai toujours été : agressif, déterminé à entrer dans la cage et à finir le combat.

Souhaitez-vous rester dans le monde du MMA après votre retraite ?

Je ne suis pas sûr de rester dans le MMA après ma retraite. Mes proches le savent. Pour moi, tout tourne autour de ma famille. Je veux vivre pour eux. Je veux aider ma fille et mon fils à réaliser leurs rêves. Il me sera donc très difficile de rester impliqué dans le MMA. Peut-être que j’aiderai un ami ou que j’assisterai à un événement, mais c’est tout. À 100 %, non. Je veux me concentrer sur mes enfants, les soutenir pleinement.

Après votre première retraite, vous vous êtes orienté vers la boxe. Pourrait-on vous revoir remettre les gants après votre carrière en MMA ?

Une fois que je prendrai ma retraite, et pas maintenant, je ne prévois plus de combattre. Si je suis revenu, c’est parce que j’ai senti que je devais le faire, que c’était un appel. C’est pour cela que je m’entraîne dur et que je me consacre à fond. Et non, après ça, ce sera fini. Je ne veux pas faire de boxe, ni quoi que ce soit d’autre. Au mieux, je retournerai à mes racines : le jiu-jitsu. Je vais reprendre l’entraînement de jiu-jitsu, que j’ai toujours aimé. Il n’y a aucun doute là-dessus. Mais ce sera plus un loisir qu’une compétition.

Vous êtes une légende, non seulement de l’UFC, mais du MMA en général. Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Quand je regarde en arrière et que je vois la légende que je suis devenu à l’échelle mondiale, cela me fait chaud au cœur. J’ai eu une grande carrière : j’ai été champion, j’ai défendu ma ceinture plusieurs fois, j’ai atteint mes objectifs. Alors j’espère qu’un jour, lorsque je prendrai ma retraite, je pourrai dire que j’ai gagné cette seconde ceinture. Je suis très heureux de ce que j’ai accompli. Aujourd’hui, je pense que le monde peut être fan de moi grâce à ce parcours.

Si vous gagnez, qui aimeriez-vous affronter ensuite ?

Si je gagne ce prochain combat, j’aimerais affronter un grand nom. C’est toujours ce que je recherche. On était très proches d’en affronter un maintenant, mais ça ne s’est pas fait. On verra. Le plus important, c’est de me concentrer sur ce prochain combat, de livrer une belle performance. Ensuite, je pourrai appeler un adversaire bien classé, qui me rapprochera de mon objectif.

La ceinture, est-ce encore dans un coin de votre tête ?

Oui, la ceinture est toujours dans un coin de ma tête. Comme je l’ai dit, je m’entraîne et je me réveille en pensant à elle. Quand je vais à la salle, j’ai en tête l’objectif de la décrocher. Je sais que le chemin est encore long, mais je sais ce que je dois faire. Je connais mon potentiel et je crois en ma capacité à redevenir champion. C’est ça qui me pousse à continuer.