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NFL Playoffs 2026 : les 49ers sont-ils encore armés malgré une saison minée par les blessures ?

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Les San Francisco 49ers abordent les playoffs 2026 dans une situation paradoxale. Qualifiés avec un solide bilan de 12-5, sixième seed de la NFC, ils restent l’une des équipes les plus expérimentées de la ligue en janvier. Pourtant, rarement une saison de San Francisco aura été aussi profondément marquée par les blessures.

Et c’est probablement l’élément clé pour comprendre leur plafond réel en playoffs.

Une saison réussie… malgré une hécatombe historique

À première vue, le bilan masque une réalité bien plus lourde. Selon Over The Cap, les 49ers ont été l’équipe la plus touchée par les blessures de toute la NFL en 2025 :

  • Plus de 95 millions de dollars de cap immobilisés sur les listes IR, PUP, NFI ou suspensions

  • 25,74 % de l’APY total de l’effectif indisponible sur la saison

  • Un record NFL en valeur absolue et relative

Pour donner un ordre de grandeur :

  • Cardinals : ~79 M$ (24,98 %)

  • Browns : ~75 M$ (21,65 %)

San Francisco est seule tout en haut.

Des absences majeures… et structurelles

Ce chiffre n’est pas abstrait. Il correspond à des pertes de premier plan :

  • Nick Bosa (34 M$ APY) absent dès la Week 3

  • Fred Warner (21 M$ APY) out à partir de la Week 6

  • Brandon Aiyuk (30 M$ APY) n’a jamais joué de la saison

Et fait encore plus marquant :
ces calculs n’incluent même pas les absences de Brock Purdy (53 M$ APY) et George Kittle (19,1 M$ APY), qui ont manqué 14 matchs cumulés sans passer officiellement sur IR.

Autrement dit :
San Francisco a atteint les playoffs sans plusieurs piliers défensifs, sans son receveur n°1, et avec un quarterback et un tight end diminués.

Brock Purdy : production solide dans un contexte instable

Malgré ce contexte, Brock Purdy a livré une saison statistiquement crédible :

  • 2 167 yards, 20 TD, 10 interceptions

  • 69,4 % de passes complétées

  • Rating : 100,5

  • 240,8 yards par match

Purdy a maintenu l’attaque à flot, mais son environnement n’a jamais été stable. Jeu au sol irrégulier, protection fluctuante, cibles changeantes : rarement un quarterback de playoffs aura dû composer avec autant d’imprévus structurels.

En postseason, la question n’est donc pas son niveau, mais sa capacité à hausser le jeu si le plan initial ne tient pas.

Christian McCaffrey, pilier absolu… parfois surchargé

Dans ce contexte, Christian McCaffrey a tout porté :

  • 1 202 yards au sol, 10 TD

  • 102 réceptions, 924 yards, 7 TD

  • 17 touchdowns au total

McCaffrey reste l’un des joueurs les plus complets de la ligue, mais cette saison a renforcé une dépendance déjà connue. Quand le jeu au sol est ralenti et que les défenses ferment les premières lectures, l’attaque de San Francisco perd en variété.

En playoffs, cette centralisation est à double tranchant : elle garantit un socle, mais limite l’effet surprise.

Une attaque compétente, mais rarement explosive

Les 49ers disposent encore de cibles fiables :

  • Jauan Jennings : 643 yards, 9 TD

  • George Kittle : 628 yards, 7 TD

  • Ricky Pearsall : 528 yards

Mais l’absence d’un receveur dominant sur la durée (Aiyuk) et les rotations forcées ont souvent empêché l’attaque d’imposer un rythme constant. San Francisco peut contrôler un match, mais peine parfois à l’accélérer.

Une défense courageuse… mais diminuée

Défensivement, les chiffres racontent une équipe solide mais moins impactante :

  • 20 sacks

  • 6 interceptions

  • 21,8 points encaissés par match

Sans Bosa et Warner pendant une large partie de la saison, la défense a tenu par discipline collective plus que par domination individuelle. En playoffs, le retour — ou non — de certains cadres conditionnera directement le plafond de cette équipe.

Le facteur clé en janvier : enfin en meilleure santé ?

Le vrai espoir des 49ers pour ces playoffs repose sur un point précis : ils arrivent en meilleure condition physique que durant la majorité de la saison régulière.

S’ils peuvent :

  • stabiliser leur ligne,

  • protéger Purdy,

  • retrouver une défense plus agressive,
    alors San Francisco redevient immédiatement une équipe très difficile à éliminer.

Projection playoffs : équipe dangereuse ou plafond atteint ?

Pourquoi y croire ?

  • Expérience massive des matchs à élimination directe

  • McCaffrey comme assurance tous risques

  • Discipline collective malgré l’adversité

  • Capacité à gagner des matchs fermés

Pourquoi douter ?

  • Saison usante physiquement

  • Manque de domination défensive sans ses stars

  • Dépendance offensive très marquée

  • Difficulté à renverser un match mal engagé

Verdict

Les 49ers ne sont pas arrivés en playoffs portés par une dynamique écrasante. Ils y sont arrivés en survivants, malgré une saison que peu d’équipes auraient pu traverser.

S’ils sont enfin épargnés par les blessures en janvier, San Francisco reste un outsider extrêmement crédible. Mais leur marge d’erreur est plus fine que jamais.

En 2026, les 49ers ne gagnent plus par force brute. Ils devront gagner par résilience, exécution et santé retrouvée.