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NFL Playoffs 2026 : les Bears sont-ils déjà prêts à assumer un statut de favori ?

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Avec un bilan de 11-6, un titre de NFC North et le seed n°2 de la NFC, les Chicago Bears ont réussi l’un des retournements de situation les plus spectaculaires de la saison. Absente des playoffs depuis 2020, la franchise de l’Illinois s’est propulsée directement parmi les places fortes de la conférence, portée par une nouvelle direction technique et l’explosion de son quarterback.

Mais derrière cette progression fulgurante, une question demeure : Chicago est-il vraiment prêt pour janvier ?

Une attaque productive, mais encore en construction

Les Bears terminent la saison régulière avec :

  • 25,9 points par match (441 points)

  • 379,2 yards par match (top 10 NFL)

  • 47 touchdowns offensifs

  • +26 de différentiel de points

Chicago affiche un profil offensif équilibré, capable de produire aussi bien au sol que dans les airs, mais sans dominer statistiquement la ligue. Le rendement est réel, la constance encore perfectible.

Caleb Williams, franchise quarterback assumé

Dès sa première saison complète comme titulaire, Caleb Williams a validé son statut :

  • 3 942 yards à la passe

  • 27 touchdowns

  • 7 interceptions

  • 231,9 yards par match

  • Rating : 90,1

Williams a parfois payé son agressivité (58,1 % de passes complétées), mais son impact va bien au-delà des chiffres. Sa capacité à créer hors structure, à prolonger les actions et à assumer la pression dans les moments clés a changé la dimension de l’attaque.

Point clé : seulement 7 interceptions sur 568 passes tentées, preuve d’une maturité rare pour un quarterback aussi sollicité.

Un backfield solide et complémentaire

Le jeu au sol est l’un des fondements de cette équipe :

  • 2 456 yards à la course

  • 4,9 yards par tentative

  • 19 touchdowns

D’Andre Swift s’est imposé comme un leader fiable :

  • 1 087 yards

  • 9 TDs

  • 4,9 yards par course

Autour de lui, Kyle Monangai (783 yards) et la mobilité de Caleb Williams assurent une menace constante, essentielle pour maintenir l’équilibre offensif en playoffs.

Une escouade de receveurs polyvalente

Chicago n’a pas une superstar unique, mais une répartition intelligente des cibles :

  • Colston Loveland (TE) : 713 yards, 6 TDs

  • DJ Moore : 682 yards, 6 TDs

  • Rome Odunze : 661 yards, 6 TDs

  • Luther Burden III : 652 yards

Ce collectif permet à l’attaque de s’adapter aux matchups défensifs, même si l’absence d’un receveur ultra-dominant peut peser face aux défenses élite.

Une défense opportuniste, mais parfois friable

Statistiquement, la défense des Bears se situe dans la moyenne haute :

  • 24,4 points encaissés par match

  • 23 interceptions (top NFL)

  • 35 sacks

  • +22 au différentiel de turnovers

Les leaders défensifs :

  • Tremaine Edmunds : 112 plaquages

  • Kevin Byard III : 7 interceptions

  • Montez Sweat : 10 sacks

La défense excelle dans la création de ballons volés, mais elle concède :

  • 227 yards à la passe par match

  • 32 TDs aériens encaissés

Un point potentiellement problématique face aux attaques explosives de janvier.

Les points faibles à surveiller

Malgré le seed n°2, Chicago reste une équipe jeune :

  • Aucune expérience récente en playoffs

  • Un quarterback rookie en postseason

  • Des trous défensifs contre la passe

  • Une efficacité en baisse face aux équipes très physiques

Le statut de favori peut rapidement devenir un poids si le match se tend.

ADN playoffs : rêve ou réalité ?

Pourquoi croire aux Bears ?

  • Caleb Williams est déjà capable de gagner seul un match

  • L’attaque est équilibrée et imprévisible

  • La défense force des turnovers en série

  • Avantage du terrain jusqu’en finale NFC

Pourquoi douter ?

  • Manque d’expérience collective

  • Défense parfois exposée sur les tracés intermédiaires

  • Pression énorme sur une franchise en renaissance

Jusqu’où peuvent-ils aller ?

Si Chicago :

  • impose son jeu au sol,

  • limite les pertes de balle,

  • et évite un duel shootout prématuré, alors les Bears peuvent viser la finale de conférence.

Mais face à des équipes plus aguerries comme San Francisco ou Philadelphie, la marge d’erreur est quasi nulle.

Les Bears sont de retour. Reste à savoir si ce retour marque le début d’un règne… ou simplement la première étape d’un projet encore en construction.