Avec un bilan de 11-6 et une qualification en seed n°7 de l’AFC, les Los Angeles Chargers arrivent en playoffs sans statut de favori, mais avec une identité bien plus affirmée que par le passé. L’ère Jim Harbaugh a profondément transformé la franchise : moins spectaculaire, plus dure, plus disciplinée. La question est simple : est-ce suffisant pour survivre en janvier dans une AFC extrêmement dense ?
Les chiffres collectifs résument bien le profil des Chargers :
21,6 points par match (368 points)
354,1 yards par match
+28 de différentiel de points
32:44 de possession moyenne, l’une des plus élevées de la ligue
Ratio turnovers : +2
Los Angeles n’écrase pas ses adversaires, mais contrôle le tempo, limite les erreurs et s’appuie sur une défense fiable. Un style souvent payant en saison régulière… plus exigeant en playoffs.
Justin Herbert a une nouvelle fois tenu la barre malgré un contexte compliqué :
3 727 yards
26 touchdowns – 13 interceptions
66,4 % de passes complétées
94,1 de rating
54 sacks subis (301 yards perdus)
Herbert reste le moteur absolu de l’attaque. Sa mobilité (498 yards, 2 TDs au sol) lui a permis de masquer certaines failles, mais en playoffs, l’exposition permanente au pass rush adverse constitue un risque majeur. Son talent est de calibre Super Bowl, la protection ne l’est pas.
Contrairement à d’autres prétendants, les Chargers ne disposent pas d’un running back dominant :
2 067 yards au sol, 4,4 yards par course
10 touchdowns au sol
Kimani Vidal : 643 yards, 3 TDs
Omarion Hampton : 545 yards, 4 TDs
Ce comité permet de garder l’attaque équilibrée et de soutenir la possession, mais manque d’explosivité pour renverser un match serré en fin de rencontre.
Le jeu aérien repose sur la variété plus que sur une star dominante :
Ladd McConkey : 66 réceptions, 789 yards, 6 TDs
Keenan Allen : 777 yards, 4 TDs
Quentin Johnston : 735 yards, 8 TDs
Oronde Gadsden : 664 yards, 3 TDs
Ce groupe est fiable, discipliné, capable d’user une défense, mais aucun receveur ne force les prises à deux systématiques, ce qui limite le plafond offensif face aux défenses élite.
C’est ici que Los Angeles peut croire à un coup :
20,0 points encaissés par match
300,3 yards concédés
45 sacks
19 interceptions
Les leaders :
Daiyan Henley : 103 plaquages, 3,5 sacks
Derwin James Jr. : impact polyvalent
Tuli Tuipulotu : 13 sacks
Tony Jefferson : 4 interceptions
Cette défense est capable de ralentir n’importe quelle attaque, forcer des punts, et maintenir Herbert dans un match jusqu’au bout.
Les limites restent claires :
Ligne offensive fragile
Manque d’explosivité offensive
Dépendance extrême à Herbert
Parcours extérieur dès le Wild Card Round
Dans l’AFC, ces défauts se paient cher face à des équipes comme Houston, Jacksonville ou Denver.
Pourquoi y croire :
Quarterback capable de battre un favori sur un match
Défense disciplinée et opportuniste
Coaching bien plus rigoureux qu’auparavant
Pourquoi douter :
Trop peu de marge offensive
Protection insuffisante pour enchaîner les victoires
Nécessité de jouer des matchs parfaits, sans erreurs
Les Chargers peuvent sortir un gros adversaire si la défense domine et que Justin Herbert joue au-dessus du contexte, ce qui n’est jamais exclu. En revanche, sur la durée, leur profil semble davantage taillé pour un exploit ponctuel que pour une série de victoires consécutives.
Version 2026, les Chargers sont enfin une équipe sérieuse de janvier mais peut-être trop juste pour février.