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NFL Playoffs 2026 : les Los Angeles Chargers peuvent-ils créer la surprise malgré un contexte défavorable ?

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Avec un bilan de 11-6 et une qualification en seed n°7 de l’AFC, les Los Angeles Chargers arrivent en playoffs sans statut de favori, mais avec une identité bien plus affirmée que par le passé. L’ère Jim Harbaugh a profondément transformé la franchise : moins spectaculaire, plus dure, plus disciplinée. La question est simple : est-ce suffisant pour survivre en janvier dans une AFC extrêmement dense ?

Une saison solide, mais sans marge

Les chiffres collectifs résument bien le profil des Chargers :

  • 21,6 points par match (368 points)

  • 354,1 yards par match

  • +28 de différentiel de points

  • 32:44 de possession moyenne, l’une des plus élevées de la ligue

  • Ratio turnovers : +2

Los Angeles n’écrase pas ses adversaires, mais contrôle le tempo, limite les erreurs et s’appuie sur une défense fiable. Un style souvent payant en saison régulière… plus exigeant en playoffs.

Justin Herbert, élite sous pression constante

Justin Herbert a une nouvelle fois tenu la barre malgré un contexte compliqué :

  • 3 727 yards

  • 26 touchdowns – 13 interceptions

  • 66,4 % de passes complétées

  • 94,1 de rating

  • 54 sacks subis (301 yards perdus)

Herbert reste le moteur absolu de l’attaque. Sa mobilité (498 yards, 2 TDs au sol) lui a permis de masquer certaines failles, mais en playoffs, l’exposition permanente au pass rush adverse constitue un risque majeur. Son talent est de calibre Super Bowl, la protection ne l’est pas.

Un jeu au sol collectif mais sans superstar

Contrairement à d’autres prétendants, les Chargers ne disposent pas d’un running back dominant :

  • 2 067 yards au sol, 4,4 yards par course

  • 10 touchdowns au sol

  • Kimani Vidal : 643 yards, 3 TDs

  • Omarion Hampton : 545 yards, 4 TDs

Ce comité permet de garder l’attaque équilibrée et de soutenir la possession, mais manque d’explosivité pour renverser un match serré en fin de rencontre.

Une attaque multiples

Le jeu aérien repose sur la variété plus que sur une star dominante :

  • Ladd McConkey : 66 réceptions, 789 yards, 6 TDs

  • Keenan Allen : 777 yards, 4 TDs

  • Quentin Johnston : 735 yards, 8 TDs

  • Oronde Gadsden : 664 yards, 3 TDs

Ce groupe est fiable, discipliné, capable d’user une défense, mais aucun receveur ne force les prises à deux systématiques, ce qui limite le plafond offensif face aux défenses élite.

Une défense sous-estimée, véritable socle de l’équipe

C’est ici que Los Angeles peut croire à un coup :

  • 20,0 points encaissés par match

  • 300,3 yards concédés

  • 45 sacks

  • 19 interceptions

Les leaders :

  • Daiyan Henley : 103 plaquages, 3,5 sacks

  • Derwin James Jr. : impact polyvalent

  • Tuli Tuipulotu : 13 sacks

  • Tony Jefferson : 4 interceptions

Cette défense est capable de ralentir n’importe quelle attaque, forcer des punts, et maintenir Herbert dans un match jusqu’au bout.

Les failles structurelles

Les limites restent claires :

  • Ligne offensive fragile

  • Manque d’explosivité offensive

  • Dépendance extrême à Herbert

  • Parcours extérieur dès le Wild Card Round

Dans l’AFC, ces défauts se paient cher face à des équipes comme Houston, Jacksonville ou Denver.

ADN playoffs et projection

Pourquoi y croire :

  • Quarterback capable de battre un favori sur un match

  • Défense disciplinée et opportuniste

  • Coaching bien plus rigoureux qu’auparavant

Pourquoi douter :

  • Trop peu de marge offensive

  • Protection insuffisante pour enchaîner les victoires

  • Nécessité de jouer des matchs parfaits, sans erreurs

Jusqu’où peuvent-ils aller ?

Les Chargers peuvent sortir un gros adversaire si la défense domine et que Justin Herbert joue au-dessus du contexte, ce qui n’est jamais exclu. En revanche, sur la durée, leur profil semble davantage taillé pour un exploit ponctuel que pour une série de victoires consécutives.

Version 2026, les Chargers sont enfin une équipe sérieuse de janvier mais peut-être trop juste pour février.