Longtemps habitués à jouer les premiers rôles sans parvenir à conclure, les Buffalo Bills abordent les playoffs 2026 dans une configuration inédite : aucun épouvantail évident dans l’AFC, un tableau ouvert, et une équipe de Buffalo plus équilibrée que jamais. Battus mais pas brisés en fin de saison, les Bills avancent sans le poids du favori, avec une identité qui peut faire très mal en janvier.
Buffalo n’est plus uniquement dépendant de son quarterback. C’est sans doute la grande différence avec les campagnes précédentes.
Production offensive 2025
28,3 points par match (481 points)
393,8 yards par match
61 touchdowns offensifs
159,6 yards au sol par match (n°1 NFL)
Les Bills peuvent désormais imposer le tempo, contrôler l’horloge et gagner des matchs serrés — un luxe rare en playoffs.
Le quarterback de Buffalo reste le moteur émotionnel et tactique de l’équipe.
Saison 2025 – Josh Allen
3 668 yards à la passe
25 TDs, 10 interceptions
69,3 % de passes complétées
102,2 de passer rating
579 yards au sol, 14 TDs à la course
Allen n’a rien perdu de son agressivité, mais il joue plus juste, accepte davantage le jeu court et s’appuie sur le sol quand nécessaire. En playoffs, peu de défenseurs peuvent encaisser sa double menace sur 60 minutes.
C’est peut-être la clé de cette campagne.
James Cook – 2025
1 621 yards au sol
5,2 yards par course
12 TDs
95,4 yards par match
Buffalo termine meilleure équipe NFL au sol, ce qui change complètement la physionomie des matchs de janvier. Quand les températures chutent et que les possessions comptent double, Cook permet aux Bills de ne pas forcer Allen à l’excès.
Aucun receveur à 1 000 yards, mais beaucoup de solutions.
Khalil Shakir : 72 réceptions, 719 yards, fiabilité constante
Dalton Kincaid : menace intermédiaire et red zone
Dawson Knox : présence physique et expérience
Backfield très impliqué dans le jeu de passe
Buffalo étire les défenses horizontalement, use les linebackers et crée des mismatches plutôt que de chercher systématiquement le big play.
La défense des Bills n’est pas dominante statistiquement, mais elle fait ce qu’il faut.
Chiffres clés
21,5 points encaissés par match
306,4 yards concédés
36 sacks
13 interceptions
Très bonne discipline situationnelle
Menée par Matt Milano, Terrel Bernard et Greg Rousseau, cette défense limite les erreurs, force l’adversaire à jouer long et attend la faute. En playoffs, c’est souvent suffisant quand l’attaque suit.
Tout n’est pas parfait, et les Bills le savent.
Turnovers encore présents (19 ballons perdus)
Défense parfois vulnérable face aux attaques explosives
Dépendance persistante à Allen dans les moments critiques
Historique mental parfois fragile en fin de parcours
Ces éléments expliquent pourquoi Buffalo n’arrive pas avec l’étiquette de favori absolu.
Le déplacement chez les Jacksonville Jaguars est révélateur :
La meilleure attaque au sol de la ligue contre la meilleure défense contre la course
Josh Allen face à une défense opportuniste
Un match qui peut basculer sur la gestion des turnovers
Si Buffalo impose son rythme au sol, les Bills peuvent rapidement devenir l’équipe que personne ne veut affronter.
Pourquoi y croire
AFC sans ultra-dominant
Meilleure version collective de l’ère Josh Allen
Jeu au sol élite
Quarterback capable de gagner seul un match couperet
Pourquoi douter
Route extérieure difficile
Passé lourd à porter
Marges parfois fines contre les équipes très physiques
Verdict
Buffalo n’est pas l’équipe la plus clinquante de ces playoffs.
Mais dans une AFC enfin ouverte, les Bills possèdent l’arme la plus imprévisible : un quarterback capable de renverser n’importe quel scénario, désormais entouré d’un collectif suffisamment solide pour l’accompagner.
Si une équipe doit profiter du chaos pour aller au bout, Buffalo est clairement sur la liste.