La fête a commencé dès le coup d’envoi à Seattle… et elle ne s’est jamais arrêtée. Portés par un Rashid Shaheed incandescent, un Kenneth Walker III impérial et une défense étouffante, les Seattle Seahawks ont surclassé les San Francisco 49ers (41-6) en Divisional Round NFC. Une démonstration totale qui envoie Seattle en finale de conférence NFC pour la première fois depuis 2014.
Grâce à ce succès, les Seahawks accueilleront la NFC Championship Game, face au vainqueur du duel entre les Los Angeles Rams et les Chicago Bears, avec une place pour le Super Bowl LX en jeu.
Il n’a fallu que quelques secondes pour comprendre le scénario de la soirée. Rashid Shaheed retourne le kickoff d’ouverture sur 95 yards pour un touchdown, malgré une tentative désespérée de Eddy Pineiro pour le stopper. Un geste fort, symbolique, et déjà décisif.
C’est le troisième touchdown sur retour de Shaheed depuis son arrivée à Seattle le 4 novembre, et le point de départ d’un premier quart-temps cauchemardesque pour San Francisco. Les Seahawks inscrivent 17 points dans les 15 premières minutes, prennent rapidement le large et ne regarderont plus jamais derrière eux.
À la pause, le score est déjà sévère (24-6), avant de devenir écrasant au fil de la rencontre (34-6 après trois quarts-temps).
Si Shaheed a allumé la mèche, Kenneth Walker III a définitivement éteint tout suspense. Le running back de Seattle a livré une prestation majuscule, profitant notamment de la blessure au genou de Zach Charbonnet en deuxième quart-temps pour multiplier les jeux.
Walker inscrit trois touchdowns sur des courses de 7, 15 et 6 yards, et termine avec 19 courses pour 116 yards, auxquelles s’ajoutent 3 réceptions pour 29 yards . Une domination totale, physique et constante, qui a épuisé la défense des 49ers et symbolisé le déséquilibre de ce Divisional Round.
Meilleure défense de la NFL en points encaissés cette saison, Seattle a confirmé son statut. Les Seahawks ont limité San Francisco à seulement 6 points, provoqué 3 turnovers, réussi 2 sacks, et constamment fait reculer l’attaque adverse dans les moments clés.
DeMarcus Lawrence a été omniprésent avec un sack, deux fumbles forcés et trois plaquages, tandis que Ernest Jones IV a compilé six plaquages, un fumble forcé et une interception. Leonard Williams a lui aussi marqué la rencontre avec un sack décisif sur 4e tentative face à Brock Purdy .
Vainqueurs de Philadelphie au tour précédent, les 49ers ont cette fois percuté un mur. Privé de George Kittle, Brock Purdy n’a jamais trouvé le rythme. Le quarterback termine avec 15/27, 140 yards, une interception, un fumble perdu, et 37 yards au sol, souvent en fuite face à la pression.
Touché par un stinger en fin de première mi-temps, Christian McCaffrey – 11 courses, 35 yards ; 5 réceptions, 39 yards – n’a jamais pu inverser la dynamique. Les 49ers ont punté une seule fois, mais ont rendu le ballon six fois au total, entre turnovers et tentatives manquées sur 4e tentative.
Malgré un différentiel de yards relativement modéré (281 contre 236), Seattle a transformé chaque erreur adverse en opportunité. Les Seahawks ont inscrit six touchdowns, contrôlé le tempo, dominé physiquement et mentalement un rival de division pourtant familier.
Sam Darnold, pourtant incertain avant le match en raison d’une blessure aux obliques, a livré une prestation propre et efficace – 12/17, 124 yards, 1 TD –, parfaitement complémentaire d’un jeu au sol dévastateur.
Avec cette victoire 41-6, les Seahawks confirment leur statut de seed n°1 et retrouvent la finale de conférence NFC, onze ans après leur dernière apparition à ce stade. Une démonstration de force collective, portée par les équipes spéciales, le jeu au sol et une défense dominante.
Pour les 49ers, la sortie est brutale. Trop d’erreurs, trop peu de solutions et une intensité insuffisante face à une équipe de Seattle lancée à pleine vitesse.
Un Divisional Round à sens unique, et un message clair envoyé à toute la NFC : Seattle est prêt pour le Super Bowl LX.